L'ASSE, une longue histoire de coaches (2/3)

L'ASSE, une longue histoire de coaches (2/3)

Après l'ère des entraîneurs pionniers à l’ASSE, place à une époque plus récente, marquée par l’envol du club stéphanois parmi les plus importants du pays, la conquête de l’Europe et le retour dans l’élite, à la toute fin du XXe siècle.

Pros Mardi 18 Juin 2019 à 17h00

Albert Batteux, l’intellectuel du football

226 matches
1967-1972

Après le départ de Jean Snella, en 1967, l’ASSE choisit de confier son équipe professionnelle à un entraîneur déjà confirmé : Albert Batteux. Venu du Stade de Reims, où il a tout remporté en tant que joueur comme en tant que coach, le Rémois a également conduit l’équipe de France à la 3e place du Mondial 1958. Son arrivée dans le Forez sera couronnée de succès, avec notamment trois titres consécutifs entre 1968 et 1970, assortis de doublés coupe-championnat. Élu meilleur entraîneur français de l’histoire par France Football en 2013, il aimait introduire des citations en latin lors de ses causeries. Un "intellectuel du football", comme l’expliquera Aimé Jacquet dans Libération le jour de la disparition du technicien. Le sélectionneur ajoutera qu’il s’est rappelé de lui tout au long de la Coupe du monde 1998. Que les Bleus, 40 ans après le podium décroché par Batteux et sa bande, remporteront.


Robert Herbin, un millésime légendaire

637 matches
1972-janv. 1983 puis 1987-1990

Un total de 492 matches comme joueur et 637 comme entraîneur. Soit 1129 matches sur la pelouse ou le banc de l’ASSE, parfois les deux. Robert Herbin est une légende vivante du club. Homme de peu de mots, il en hérite un surnom, le "Sphinx", censé décrire sa passivité face aux évènements. Un calme peut-être hérité d’un père musicien, engagé à l’Opéra de Nice alors que le jeune Robert Herbin s’affiche déjà comme une des plus belles promesses du football français. Après sa carrière de joueur, il deviendra entraîneur dans la plus grande des logiques, lui le capitaine et coéquipier relais de ses coaches. Il puise son inspiration dans le football total du grand Ajax Amsterdam et dans son expérience de joueur. "J’ai eu le bonheur de vivre ma carrière avec les deux meilleurs entraîneurs français", expliquera-t-il. Qui ? Jean Snella et Albert Batteux. Le deuxième a "perfectionné" ce que le premier a "créé" selon Herbin. Qui aura participé à neuf des titres de champion de France gagnés par le club.


"Kasper", un record et une remontée

123 matches
1984-1987

Ancien joueur dont la carrière s’est essentiellement déroulée en Pologne avant de se conclure au FC Metz, Henryk Kasperczak embrasse rapidement la carrière d’entraîneur en Moselle. Dans la foulée de sa dernière saison comme joueur, il mène les Grenats vers un succès en Coupe de France en 1984. Le Polonais, sollicité par le Président André Laurent, débarque dans le Forez alors que les Verts sont en D2 et veulent à tout prix retrouver l’élite. Malgré des débuts difficiles, ils passent tout près de leur ojectif dès la première saison de "Kasper" sur le banc. S’ils s’inclinent en barrage d’accession face à Rennes, ils effectuent un beau parcours en Coupe de France marqué par le record du nombre de spectateurs de Geoffroy-Guichard : 47747 spectateurs face au LOSC en ¼ de finale ! La saison suivante, menés par le duo Tony Kurbos-Roger Milla en attaque, les Verts terminent champions de France de D2 et valident leur billet pour l’élite. Les stars sont entourées par une génération de joueurs formés au club qui relancent totalement l’ASSE.



Robert Nouzaret, l’homme du retour

89 matches
1998 – sept.2000

Arrivé en 1998 alors que le club vient de vivre deux saisons compliquées en deuxième division, le technicien marseillais va réussir l’exploit de ramener l’ASSE dans l’élite dès sa prise de fonctions. Dans la foulée d’une coupe du Monde disputée en France, les Verts conquièrent un nouveau public, une nouvelle génération de supporters. En octobre, déjà en tête du classement, ils dépassent trois fois de suite la barre des 30000 spectateurs dans le Chaudron, le tout en sept jours. Invaincus jusqu’à début décembre, Robert Nouzaret et les siens effectuent un exercice presque parfait. Champions de Ligue 2, ils retrouvent la première division, et même un semblant d’Europe grâce à une sixième place décrochée pour le retour en D1. L’ASSE pointe à nouveau le bout de son nez parmi l’élite.



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