Jean-Louis Gasset :

Jean-Louis Gasset : "Il faut y croire"

Avant le déplacement ce samedi (20h) à Caen, l'entraîneur stéphanois espère voir son groupe retrouver les qualités qui lui ont permis de figurer dans le top 5.

Pros Jeudi 14 Mars 2019 à 15h10

Comment s’est déroulée la semaine d’entraînement ?
On a effectué deux séances à huis clos, mardi et mercredi, afin de resserrer le groupe, travailler fort et bien. Aujourd’hui (jeudi), on a coupé un petit peu, en faisant un travail technique avec les plus jeunes. Il faut une prise de conscience : avec les blessures et les suspensions, on a besoin de tout le monde. Donc, on a essayé de travailler le collectif en impliquant l’ensemble du groupe.

La fin de la rencontre face à Lille (0-1) a été particulièrement cruelle…
C’est dur de perdre à trois minutes de la fin un match où l’on n’a pas grand-chose à se reprocher au niveau de l’état d’esprit. Techniquement, on n’a pas su gérer ce match. Quand on essaie de gagner une rencontre pour se racheter d'une précédente prestation, en l'occurrence celle de Marseille, prendre un but sur un contre de 40 mètres, c’est dur.

Vous avez regretté la frustration de vos hommes dimanche dernier et les deux expulsions, en toute fin de match.
Et aussi la mienne car je me suis égalementi fait expulser. On doit tous retrouver de la sérénité, et moi le premier. Un garçon comme Mathieu (Debuchy) n’a pas l’habitude de s'énerver, mais il a été provoqué. Il aurait pu seulement recevoir un avertissement verbal. Enfoncer le clou en l’expulsant à la fin comme cela… C’est la frustration, oui. La frustration de vouloir faire un bon résultat et de ne pas y parvenir. A partir du moment où l’on a pris le but, on n’était plus trop lucides. Ce qui explique les cartons rouges de la fin de match.

Quel regard portez-vous sur les décisions de la Commission de discipline ?
La mienne est logique. Pour Wahbi, c’est normal aussi. Il le sait et on ne fait que le lui dire. Là, il va pénaliser l’équipe, et, en plus, il aura un match de sursis. J’espère qu’il ne prendra plus d’avertissement cette saison. À 28 ans, il doit réfléchir.


Certains vont avoir la chance de prouver leur valeur. À eux de nous remettre sur les rails.

Comment interprétez-vous les difficultés collectives du moment ?
Notre jeu est moins fluide, on sort moins bien le ballon. Contre Lille, on a eu un tir de Robert Beric et le reste… Tout part de derrière. On doit casser des lignes, trouver des décalages. On est beaucoup moins bien et les statistiques le disent. Comment l’expliquer ? Par la confiance, peut-être, car trop de joueurs perdent des ballons faciles. Yann (M’Vila), même s’il avait des circonstances atténuantes dimanche, en a été l’exemple. On a souvent été pris en contres et on a eu un peu peur. Après, la confiance manquante nous a fait déjouer.

Quels sont les clés à trouver afin d’y remédier ?
Il faut retrouver la sérénité, la lucidité, la qualité de jeu malgré tous les problèmes que l’on a. Des joueurs vont avoir la chance de prouver leur valeur. À eux de nous remettre sur les rails. Comme je leur ai expliqué, on peut perdre à Marseille, on peut perdre contre Lille, mais il nous reste désormais dix matches. On doit faire le dos rond et reprendre rapidement des points.

D’autant que le calendrier semble moins difficile…
Quand vous avez déjà joué Lyon, Paris, Lille et Marseille, le calendrier vous semble obligatoirement plus abordable. Sur la phase aller, face aux mêmes équipes qu’il nous reste encore à affronter, on a pris 19 points. Cinq victoires, quatre nuls et une défaite. La défaite est à Bordeaux. Vous vous en souvenez ? Moi, je m’en souviens. Ce match est historique. Je n’avais jamais vu des faits de jeu comme ceux-là dans toute ma carrière. Si l’on retrouve l’état d’esprit, notre jeu et notre efficacité (il hausse les bras)… Il faut y croire.

À quel type de match vous attendez-vous samedi soir ?
Depuis janvier, on est allé à Guingamp et Dijon. Caen est dans la même situation que ces deux équipes : c'est un club qui joue sa survie. Dans l’état d’esprit, on sait à quoi s’attendre. Il faut arriver à être techniquement supérieurs. Chaque victoire nous rapprochera des 60 points qui sont l’objectif du club. Quand vous perdez deux fois de suite à l’ASSE, il vaut mieux gagner le match d’après.

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