#ASSEFCN Anciens Verts Vendredi 23 Oct. 2026 à 10h52

Vous reprendrez bien une Coupe !

L'épatante machine à remonter le temps nous ramène à juin 1977 et une soirée de gala au cours de laquelle les Canaris de Maxime Bossis verront leur rêve de doublé s'envoler (5-1). Après Split et Kiev, l'ASSE s'offrait là une nouvelle improbable remontada dans une ambiance indescriptible.

En cet été 1977, loin d'être cuits, les Canaris se sentent pousser des ailes. Ils ont survolé le championnat, cloué le bec à leurs adversaires réduits à admettre leur supériorité, posé leurs pattes sur une compétition qu'ils auront marquée de leur empreinte. Les Verts, champions de France en titre et finalistes, quelques mois plus tôt, de la Coupe d'Europe des Clubs Champions face au Bayern Munich, ont dû, eux aussi, baisser pavillon face à une escadrille nantaise évoluant en haute, très haute altitude. Au sommet de son art, la tête dans les nuages. À 180 minutes d'un doublé qui lui semble promis, d'aucuns - sans doute quelques oiseaux de mauvais augure ! - l'invitent toutefois à redescendre sur terre, à voler en formation serrée sous peine de connaître quelques désagréments et autres sorties de piste. 


Au menu : tripes et talent matinés de suspense

L'ASSE, en dépit des absences conjuguées de Pierre Repellini et Christian Synaeghel, blessés, et de Jean-Michel Larqué, en partance pour le PSG, et disputant avec succès la finale du championnat de France de Troisième Division... face au FC Nantes d'Yves Triantafilos, a de la fierté à revendre. Et du talent à tous les étages. À n'en pas douter, elle ne s'avouera pas aussi aisément vaincue en dépit d'un retard conséquent, jugé prématurément comme insurmontable. Les pronostics ne lui seront pas favorables. Qu'importe, vexés et revanchards, les Stéphanois, trop sévèrement battus à l'aller (3-0), une fois encore, les déjoueront. Avec panache et art consommé du suspense, hardiesse et pugnacité. Et, comme un symbole, un coup franc improbable frappé par Christian Lopez sur la ligne médiane et un ultime duel aérien remporté par Hervé Revelli à la 119ᵉ minute d'un match de légende (5-1). Il était écrit que les Canaris, cuits et recuits, ne feraient pas leur nid du stade Geoffroy-Guichard...


Taquin, eu égard aux deux derniers déplacements au stade Marcel-Saupin, sanctionnés de lourds revers, Herbin fera remarquer que "nous n'avons pas eu besoin de penalties pour nous qualifier et décrocher notre ticket pour Paris !" Un sésame pour le Parc des Princes, face au Stade de Reims, défait après avoir ouvert le score, emporté tel un fétu de paille à la faveur d'un money time de folie et de deux buts signés Dominique Bathenay et Alain Merchadier (2-1). "Sainté n'est pas mort comme certains le proclamaient déjà", se félicitera "Babate". Verts et fiers, les Stéphanois. Encore et toujours !


Mardi 14 juin 1977

À Saint-Etienne (Stade Geoffroy-Guichard), AS Saint-Etienne bat FC Nantes : 5-1 (3-0, 5-1 ap).

Arbitre : Michel Kitabdjian; 32 691 spectateurs.

Buts pour Saint-Etienne : P. Revelli (6e), Bathenay (32e), J. Santini (44e), Sarramagna (115e), H. Revelli (119e).

But pour Nantes : H. Michel (93e).

ASSE. Curkovic (cap.) -  Merchadier, Lopez, Piazza, Farison - Janvion, J. Santini (Sarramagna, 94e), Bathenay - Rocheteau, H. Revelli, P. Revelli. Entraîneur : Robert Herbin.

NANTES. Bertrand-Demanes -  Denoueix, Rio, Bossis, O. Muller (Van Straelen, 91e)  - Sahnoun, H.  Michel (cap.), Tusseau - Baronchelli, Pécout, Amisse. Entraîneur : Jean Vincent.

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