Verts, de père en fils
À deux jours des 1O ans du sacre stéphanois en Coupe de la Ligue 2013, des supporters des Verts nous racontent leur finale face à Rennes (0-1). Nostalgie...
Une si longue attente, une passion viscérale, une affiche alléchante, un groupe performant et auquel on aime s'identifier : vous mélangez le tout et vous obtenez un cocktail détonant. Mieux, pompon sur le cake, un élixir à succès au final ! Stéphane Pizzimenti, tombé tout petit dans le Chaudron, n'a pas boudé son plaisir. "Abonné depuis une vingtaine d'années, j'étais prioritaire pour l'achat des précieux sésames. Il n'empêche, il était hors de question que je rate un tel événement. Alors, fébrilement, sur mon ordi, je guettais l'heure à laquelle les tickets seraient mis en vente sur le site. Je me doutais que ce serait la ruée !"
Quelques semaines plus tard, billet en poche, Stéphane put grimper, le cœur léger, dans l'un des trains spécialement affrétés pour l'occasion. "Dans le compartiment, il régnait une bonne ambiance mais c'était assez calme. À l'arrivée en gare de Lyon, j'envisageais avec des amis de me rendre au feu bar de "La Divette". Un passage obligé chez Serge Vial, ce personnage haut en couleur, gaga des Verts à jamais."
Stéphane Pizzimenti : "Quand Brandao a marqué, c'était de la folie !"
"Finalement, nous sommes montés à bord du RER Saint-Denis et sommes allés directement au Stade de France. Nous avons rejoint des centaines de supporters sur le parvis. Le stade était vert. On avait le sentiment de jouer à la maison. Dans le kop, ça poussait fort. Lorsque Brandao a ouvert le score, c'était de la folie. Et que dire de l'ambiance au coup de sifflet final", se remémore Stéphane.
Et d'ajouter : "Je commençais à me poser des questions : dans ma petite carrière de supporter des Verts, aurais-je la chance de vivre l'émotion que procure un titre ? Je n'avais jamais connu de trophée, à l'exception d'un titre de champion de Ligue 2. Alors, vous imaginez la fierté et la joie mêlées qui m'ont envahi lorsque Loïc Perrin a soulevé le trophée. L'ASSE venait d'écrire une ligne de plus à son riche palmarès. C'était formidable."
Avant de conclure : "Mon père avait vécu l'épopée de 76 et m'a emmené à Geoffroy-Guichard dès mes 5-6 ans. Je me souviens que nous passions de la Nord à la Sud à la mi-temps. Aujourd'hui, je m'y rends avec mon fils, Timéo, âgé de 7 ans et qui joue à Saint-Charles. C'est propre à notre club, à notre ville, ce passage de témoin de génération en génération, de transmission des valeurs d'humilité, de labeur. Je peux vous affirmer que la flamme ne s'éteint pas. Le 26 décembre, nous étions derniers mais nous étions encore des centaines à pousser notre équipe à Annecy." Vert un jour, Vert toujours.
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