Musée des Verts Musée des Verts Mercredi 19 Oct. 2022 à 13h19

Une voiture nommée désir

C'est donc dans la cité du tramway qu'Ivan Curkovic se sera offert un cadeau XXL. "Une voiture de capitalistes !", lui fera remarquer Roger Rocher, taquin, avec humour. En l'occurrence, une Mercedes. Et vous l'aurez deviné, un modèle haut de gamme de cette marque ô combien prestigieuse. Une 300 D dont il passera commande en avril 1976 et qui lui sera livrée en septembre 1976, quelques jours seulement avant la double confrontation avec les Bulgares du CSKA Sofia, marquée par deux nouveaux clean-sheets.


"Afin de fêter dignement notre qualification pour la finale à Glasgow et marquer le coup, j'ai porté mon choix sur cette voiture exceptionnelle", se souvient le portier de l'ASSE des années de gloire. Le financement de ce joli présent ? La prime conquise de haute lutte sur la pelouse d'un PSV Eindhoven qu'il écoeurera de parades géniales tout autant que déterminantes, préservant ainsi sa cage inviolée lors de ces demi-finales de légende. En ce qui concerne La couleur de ce bijou roulant parfaitement identifié à Saint-Étienne, le vert s'imposait. "Comme une évidence", souligne l'ex-portier du Partizan Belgrade. 


Convaincu par Samardzic

"En vérité, lorsque que j'ai débarqué à Saint-Étienne, je n'avais bien évidemment pas de voiture. J'ai eu alors la chance de pouvoir compter sur la gentillesse de Daniel Sanlaville qui venait me chercher à l'hôtel et me conduisait tous les jours au stade. Quelques mois ont passé avant que je me décide à acheter une R16. Mon compatriote Spasoje Samardzic, brillant ailier dont la carrière a hélas été gâchée par de nombreuses et graves blessures, m'en a dissuadé. "Ivan, pour te rendre à Belgrade auprès de ta famille, tu as besoin d'un véhicule fiable, confortable. Achète une Mercedes, tu ne le regretteras pas." J'ai suivi son précieux conseil et pu rallier la Yougoslavie, distante de 1 400 km, une à deux fois par an. Et ce, sans accroc, au terme de longs voyages d'une vingtaine d'heures."


Grosse berline, la 300 D, en version cerise sur le gâteau, fut en somme synonyme, quelques années plus tard, de montée en gamme. Lorsque le portier yougoslave mit un terme à son épatante carrière, il la remisa à Cannes. "J'ai souhaité en faire don au club. Vendez-la. Je sais que des supporters sont intéressés. L'argent que vous en retirerez, vous en ferez, je n'en doute pas, le meilleur usage. Ils en décidèrent autrement. Ce fut pour moi une grande surprise et beaucoup d'honneur tout à la fois. Qu'elle puisse être exposée au musée. Quel symbole, quelle fierté ! J'ai donné les clés à Osvaldo (Piazza). Avec Roland (Romeyer), ils l'ont remontée à Saint-Étienne", confie, avec émotion, Ivan Curkovic.


Un temps à L'Étrat puis restaurée et bichonnée dans un garage de Terrenoire, elle trône donc désormais, en bonne place, au musée des Verts. "Et elle y demeurera à jamais !", souligne Philippe Gastal, fondateur de cet écrin magique et ami intime du gardien du temple. "On a dû faire appel à un camion élévateur pour la hisser jusqu'au musée en 2013."


Plus près des étoiles qu'Ivan et les héros de 76, images iconiques de l'ASSE, côtoyèrent pour le plus grand bonheur du peuple vert et d'une ville fière et follement amoureuse de ses ambassadeurs de renom à jamais tout en haut de l’affiche.


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