Sylvain Marchal vibre encore pour le 100e Derby
Parmi les 54 matches joués sous la tunique verte, Sylvain Marchal garde une trace indélébile de la victoire obtenue à Gerland, lors du centième Derby de l’histoire.
Votre plus belle émotion ?
Le succès lors du centième Derby à Gerland. L’attente des supporters était grande. La pression était terrible et Dimitri (Payet) nous a offert la victoire sur un superbe coup-franc. La joie dans le vestiaire tout comme l’accueil qui nous a été réservé à 2 heures du mat’ à L’Étrat, c’était inouï.
Le coach qui vous a le plus influencé ?
Christian Gourcuff. Il est venu me chercher à Metz et m’a convaincu de signer à Lorient. J’adhérais totalement à sa philosophie de jeu. Les entraînements étaient variés. On travaillait beaucoup sur l’aspect tactique. Il savait optimiser votre potentiel, rendre les gars meilleurs. On le disait peu expansif. Je me souviens d’un coach qui savait être drôle.
Votre but le plus important ?
Celui que j’ai marqué à Geoffroy-Guichard face à Nancy, à la 88e minute en taclant victorieusement au second poteau (1-0). Pour un joueur formé à Metz, claquer contre Nancy, cela revêt forcément un goût particulier !
L’attaquant que vous redoutiez ?
Karim Benzema. Il savait tout faire. Un avant-centre complet, capable de décrocher, de prendre la profondeur. Toute la palette de l’attaquant moderne par excellence. Manu Adebayor, que j’avais côtoyé à Metz, et que j’avais retrouvé alors qu’il était Monégasque, n’était pas mal non plus. En dépit de sa grande taille, il était technique. Et puis, quelle protection de balle !
Le joueur le plus pro avec lequel vous avez joué ?
L’Américain Carlos Bocanegra. Avant chaque séance, il s’étirait. Il avait une hygiène de vie remarquable. Jamais couché après 22 heures, jamais une goutte d’alcool. À l’instar de Sylvain Kastendeuch, irréprochable.
Votre partenaire le plus talentueux ?
Dimitri Payet. Créatif, talentueux, finisseur, habile dans la passe, voyant clair, possédant les deux pieds et une belle frappe. Un joueur capable à lui seul de vous faire gagner à tout moment.
Le défenseur avec lequel vous avez eu le meilleur feeling ?
Laurent Koscielny à Lorient. Il arrivait de Tours. D’emblée, cela a bien fonctionné entre nous. Nous étions complémentaires, appliqués dans les tâches défensives et la relance. Sa carrière parle pour lui.
Le contexte le plus chaud ?
À Bastia lors d’un derby face à Ajaccio. À l’aller, le match avait été tendu et marqué par un début de bagarre générale. Au retour, le club avait décidé que nous rallierions le stade en car. Nous avons été bloqués et Frédéric Hantz a décidé que nous finirions à pied. Lorsque nous sommes passés sous la tribune des supporters visiteurs, on nous a jeté des pierres, on nous a craché dessus. Finalement, nous avons gagné 1-0. Avec quatre rouges à la clé. C’était bouillant.
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