Money-time gagnant
L'épatante machine à remonter le temps nous ramène au printemps 2003 et une "der" à succès dans le Chaudron aux dépens du GF 38 d'Alain Michel (2-1).
En l'occurrence l'happy end rêvé d'une saison longtemps cauchemardesque ayant vu les Verts, au terme d'une humiliante défaite concédée à domicile face à Gueugnon, le 29 janvier 2003 (0-3), pointer au tout dernier rang de la classe. Le public gronde. Les regards sont sombres, version grise mine. La direction ne cédera cependant pas à la vindicte populaire et maintiendra sa confiance à Frédéric Antonetti. À juste titre : le spectre d'une relégation en National sera écarté à grands coups d'orgueil, de sueur, de talent et d'un mercato d'hiver marqué par des choix pertinents à l'instar du recrutement du Bastiais Fabrice Jau.
Quand Frédéric Antonetti pique l'orgueil de son groupe
"À l'issue de cette 23eme journée, le coach a tapé du poing sur la table. Il était hors de question d'appartenir au groupe qui aurait tué l'ASSE. Nous avons, tous ensemble, tiré dans le même sens. Le coach nous avait alors prédit une dixième place. Il avait été clairvoyant et su nous remobiliser et nous redonner confiance", confiera Jérémie Janot, ayant pour l'occasion gagné ses galons de titulaire, dans les colonnes de "La Tribune". Le technicien corse avait effectivement vu juste. Mieux, à la faveur d'un réalisme retrouvé et d'une solidarité de tous les instants, l'ASSE bouclera cet exercice au neuvième rang. Grâce, entre autres, à un ultime coup de collier face au GF38 d'Alain Michel, éphémère coach des Verts lors de la saison 2001-2002.
Formation solide, dotée d'une défense parmi les plus hermétiques de la Ligue 2 - avec 27 buts encaissés en 37 matches, les Dauphinois pouvaient s'appuyer sur la deuxième arrière-garde de la division, derrière Toulouse, promu parmi l'élite -, Grenoble donnera d'ailleurs longtemps du fil à retordre aux Stéphanois. Menés au score à l'entame des dix dernières minutes, les Ligériens parviendront cependant à renverser la table : Patrice Carteron, en capitaine exemplaire, égalisant avant que Loïc Chavériat n'offre la victoire sur une frappe d'Alex repoussée par Thierry Debès (2-1). Pour un grand "ouf" de soulagement. Et enfin des sourires sur toutes les lèvres.
Vendredi 23 mai 2003
À Saint-Étienne (Stade Geoffroy-Guichard), AS Saint-Étienne bat Grenoble Foot 38 : 2-1 (0-0).
Arbitre : Gilles Chéron; 17 218 spectateurs.
Buts pour Saint-Étienne : Carteron (81e), Chavériat (89e).
But pour Grenoble : Dissa (64e).
Avertissements à Grenoble : Ravaux (32e), Abdessadki (33e), Gourville (79e).
ASSE. Janot - Carteron (cap.), Oliveira, Hognon, Olesen - A. Garcia (N'Dour, 71e), Sablé, Jau, Citony (F. Mendy, 71e) - Alex, Compan (Chavériat (85e). Entraîneur : Frédéric Antonetti.
GRENOBLE. Debès - Ravaux, Courtin, Milazzo, P. N'Diaye, Gourville - Périatambée (cap.), Abdessadki (Camacho, 83e), David - Malm (Aristouy, 46e), Dissa. Entraîneur : Alain Michel.
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