Les Verts au bout de la nuit... et du suspense
L'ASSE était prévenue : ce huitième de finale de Coupe de France ne ressemblerait en rien à une paisible balade de santé, une simple formalité. Le Valenciennes du Rouchon Georges Peyroche avait de la moelle et du talent à revendre. Le PSG des Joël Bats, Daniel Bravo, Safet Susic et autres Michel Bibard ou Zlatko Vujovic l'avait appris à ses dépens. Les Toulonnais de Bernard Casoni, Rolland Courbis et Delio Onnis resteront, eux aussi, en rade. L'appétit venant en mangeant, les Nordistes rêvent ainsi d'un nouvel exploit à l'heure d'affronter une formation stéphanoise en passe de perdre l'un de ses éléments majeurs, Laurent Fournier.
Galvanisés par un stade Nungesser affichant complet, les maîtres de céans ne tarderont pas à ouvrir le score. Ce but, signé Jean-Jacques Allais, lancera parfaitement une folle soirée, riche en rebondissements et faits de jeu. Pierre Haon, étincelant pour son retour à la compétition, égalisera sur son premier ballon avant qu'Étienne Mendy, trompant la vigilance d'un portier de fortune, Régis, remplaçant Tempet, blessé, lui-même suppléé par Fabien Peyroche, fils du futur coach parisien, ne permette aux Ligériens de prendre les devants au tableau d'affichage. Joie de courte durée cependant : Allais remettant le couvert et repassant les plats. Pire, lors de la prolongation, Pascal Beaufreton s'inclinera une troisième fois. "J'ai croisé fort les doigts pour qu'on revienne à hauteur de notre adversaire. Je songeais déjà à la séance de tirs au but", confiera, dans les colonnes de "La Tribune", l'ultime rempart forézien. Il n'aura finalement pas à s'employer : Pierre Haon, sur un astucieux coup-franc et Laurent Fournier, d'une tête rageuse renverseront l'USVA (3-4).
Grimpant ainsi dans le quart, Robert Herbin et les siens décrocheront leur ticket pour le dernier carré sur la pelouse de Mulhouse, là aussi, au terme d'un scénario de dingues (2-2, 6-7 tab) avant de s'incliner, dans le Chaudron face au futur vainqueur de la Coupe de France, Montpellier (0-1). Un coup de massue, œuvre d'Éric Cantona. Quant aux Valenciennois, ils échoueront dans leur quête d'élite, devancés par Rennes au goal-average. Pour un tout petit but !
11 avril 1990
À Valenciennes (stade Nungesser), AS Saint-Étienne (D1) bat US Valenciennes-Anzin (D2): 4-3 ap (1-1, 2-2).
Arbitre : Jean-Louis Rideau ; 13 896 spectateurs.
Buts pour Valenciennes : Allais (12e, 67e), Nerrière (99e).
Buts pour Saint-Étienne : Haon (37e, 109e), E. Mendy (64e), Fournier (112e).
Avertissement à Valenciennes : Garraud (112e).
Avertissements à Saint-Étienne : Fournier (88e), Pouliquen (108e).
Valenciennes : Tempet (cap. F. Peyroche, 59e) - Demain, Garraud, Glassman, Régis - Nerrière, Chiarello, Grosselin, Santos - Gohel (Picot, 46e), Allais. Entraîneur : Georges Peyroche.
ASSE : Beaufreton - Sivebaek, Primard (Haon, 36e), Geiger (cap.), Deguerville - Fournier, E. Clavelloux (Courault, 84e), Pouliquen, R. Witschge - Tibeuf, E. Mendy. Entraîneur : Robert Herbin.
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