Le Vert leur va si bien !
À quelques jours des 1O ans du sacre stéphanois en Coupe de la Ligue 2013, des supporters des Verts nous racontent leur finale face à Rennes (0-1). Nostalgie...
Longtemps, ils avaient nourri le secret espoir de rallier la capitale. Espoirs déçus, rêve évanoui, optimisme douché, moral en berne et la résignation qui, insidieusement, s'invite. Et puis soudain, une sonnerie de portable qui retentit. "Je m'en souviendrai toute ma vie, confie Jean-Pierre Sauvage. J'avais rendez-vous avec un agriculteur dans le Pilat lorsque mon téléphone a vibré. Au bout du fil, une personne que j'avais préalablement contactée. Elle m'avait assuré qu'en cas de désistement, elle ne manquerait pas de revenir vers moi. Et c'est ainsi que nous avons pu acheter quatre précieux sésames."
Le gros lot. Le jackpot de l'émotion et le palpitant qui s'emballe et bat la chamade. "Avec mon épouse, nous étions ravis pour les garçons, Alexandre, Guillaume et Nicolas. C'était une joie immense et partagée. Sur les aires de l'autoroute, nous avons croisé de nombreux supporters, heureux de pouvoir vivre cet événement. Nous sommes arrivés tôt au stade. Une enceinte imposante que nous fréquentions pour la première fois et où nos couleurs dominaient. C'était beaucoup d'émotion. L'ASSE, on a ça dans les veines ! Le match ? Je n'en garde pas un souvenir fabuleux en termes de spectacle mais seule la victoire comptait. On attendait un trophée depuis si longtemps. Pour ma part, il y avait pas mal de fierté et de nostalgie mêlées. Comme une plongée dans la grande époque."
Nicolas : "Foi en notre équipe"
Celle précisément que les trois enfants de la famille n'avaient pas connue bien évidemment mais dont ils avaient tant entendu parler. "Dans un premier temps, je n'ai pas réalisé. C'est au fil du chemin que j'ai pris conscience de la chance qui était la mienne. De l'or. Un moment rare. Privilégié. Dans le stade, le kop stéphanois était situé à notre gauche. Nous faisions face à la tribune officielle et c'était fabuleux, émouvant. Toutes ces générations, qui avaient fait montre de patience, de résilience toutes ces années durant, vibraient à l'unisson. Je me souviens de Romain Hamouma, brandissant la coupe à quelques mètres de nous. Partager ce moment-là, tout bonnement unique, en famille, c'était très fort", se souvient "Nico".
Le benjamin de la fratrie, alors âgé de 15 ans, qui n'hésite pas aujourd'hui, lorsqu'il taquine la gonfle à Paris, à arborer la mythique tunique verte. "Je me fais chambrer. Mais qu'importe, nous avons une âme, une ferveur à nulle autre pareille." Ainsi que les tickets de cette finale mémorable, un rien jaunis, précautionneusement remisés. Comme de précieuses reliques sur le chemin de la gloire, de Saint-Denis à Saint-Étienne où le ballon rond est une religion.
Derniers articles
Quand Loïc Perrin bluffe "le Sphinx"
ven. 24 avril à 14h28
Un succès de toute Beauté
sam. 18 avril à 10h38
Les coups de pied arrêtés : une spécialité maison
ven. 10 avril à 12h48
Araujo Ilan dans tous les bons coups
sam. 04 avril à 09h07
Entre nostalgie et fierté... Une soirée ciné-conf réussie !
jeu. 02 avril à 09h31
Sissoko : retour gagnant de la CAN
ven. 20 mars à 20h10
Jean-Michel Larqué : "Sans cette Épopée, nous serions certainement d'autres personnes"
jeu. 19 mars à 10h23
Quand les Verts tutoient les étoiles, Oleg Blokhine descend de son piédestal
mar. 17 mars à 16h10
Des Verts vitesse grand V
sam. 14 mars à 11h50
Adrien Ponsard frappe toujours deux fois
ven. 06 mars à 15h55














