Anciens Verts Anciens Verts Dimanche 18 Déc. 2022 à 12h30

Josuha Guilavogui : "3-1 pour la France !"

Pur produit de la "maison verte" à laquelle il est resté particulièrement attaché, Josuha Guilavogui, qui livra 120 matches avec l'ASSE dont il porta d'ailleurs le brassard de capitaine, nous a évoqué ses souvenirs en Bleu mais également à "Sainté". Avec une disponibilité remarquable et une indéniable expertise au retour d'un match de préparation disputé ce samedi après-midi à Londres face à Brentford avec son club de Wolfsburg (2-2).

Joshua, quel souvenir gardes-tu de ta première sélection avec les Bleus ?

Ce sont des moments que l'on ne peut pas oublier. Christophe Galtier m'avait appelé dans son bureau : "il y a de fortes probabilités pour que tu sois retenu en sélection." J'ai aussitôt joint mon père. J'avais besoin de discuter, d'échanger avec lui. Quand tu commences à jouer au foot, tu as un rêve : intégrer un centre de formation. Puis tu te bats pour devenir pro. Tu ambitionnes alors de glaner des titres. Devenir international, c'est en quelque sorte l'ultime étape sur ce long chemin. Mais tu dois avoir conscience qu'il ne s'agit en fait que d'une nouvelle étape. Tu ne dois pas le percevoir comme un aboutissement sans lendemain. Tu viens d'ouvrir une nouvelle porte pour l'éternité. Tu vis un moment de plénitude comme tu peux en vivre dans ta vie d'homme. Ton travail a payé. Tu en touches les fruits mais tu sais aussi qu'il y a là-haut, un homme qui veille sur toi. Avec Sainté, on sortait d'une super saison et avions remporté la Coupe de la Ligue 2013. Ce sont des moments forcément à jamais gravés dans ma mémoire.


D'emblée, tu as eu à te frotter à des nations qui comptent dans le football ?

En effet, puisque dans le cadre d'une tournée sud-américaine, j'ai connu ma première sélection face à l'Uruguay (1-0). Dans la foulée, nous avons joué le Brésil avec notamment Neymar qui venait de conclure son transfert au Barça (3-0). Avec mon pote Bafé (Gomis), j'ai pu constater tout le chemin qu'il me restait à accomplir. Tout va plus vite. J'ai été frappé par les phases de conservation. Lorsque tu perds le ballon, tu as l'impression que tu ne le touches plus avant de longues minutes. Et je ne parle pas du travail devant le but : c'est filoche ou parade du gardien. Systématiquement. Tu te sens très perfectible !    


Et on imagine que tu te souviens également de ta "première" en Vert ?

C'est dingue : j'en parlais tout à l'heure avec mes coéquipiers Jérôme Roussillon et Maxence Lacroix passés par Sochaux ! Au Stade Bonal en 2010, j'avais remplacé Mouhamadou Dabo peu après la mi-temps. Avec notre capitaine, Blaise Matuidi, nous l'avions emporté grâce à des buts inscrits par Loïc Perrin et Gonzalo Bergessio (0-2).


"Un regret : ne pas avoir été retenu pour l'Euro 2016"


Quelle a été ta plus forte désillusion avec la sélection nationale ?

En 2016, alors que je sortais d'une grosse saison avec Wolfsburg au cours de laquelle j'avais disputé 40 matches et qui nous avait vus éliminer le Réal de Madrid en Ligue des Champions, je n'ai pas été retenu pour l'Euro. Il est vrai que je n'étais sans doute pas parvenu avec les Bleus à signer un match référence, vraiment abouti. Ce sont des moments difficiles mais ceux qui avaient été appelés le méritaient. Leur place, ils ne l'avaient pas volée.

 

Avec Sainté ?

Alors que nous avions gagné le droit de disputer l'Europa League grâce à notre succès face à Rennes en Coupe de la Ligue (1-0), nous avons chuté en barrages, l'été 2013. Nous avons été battus à domicile par les Danois d'Esbjerg (0-1). Cette élimination a précipité mon départ de l'ASSE. Je me suis engagé avec l'Atlético Madrid.


"Didier Deschamps me fait penser à Christophe Galtier"


Les partenaires qui t'ont le plus impressionné en Équipe de France ?

Au-delà du terrain et du talent de chacun, je me souviens avoir été bluffé par le discours de Patrice Évra. Il avait pris la parole un jour dans le vestiaire. C'est dingue. Comme lorsque vous êtes minot et que l'un de vos coéquipiers s'exprime parce qu'il a précisément cette force, ce leader-ship. Peu importe le niveau où tu joues : en amateurs, en sélection ou dans un top club, cette faculté à emmener les autres, tu la retrouves. C'est un peu comme dans la vie de tous les jours, lorsque tu t'éveilles, que tu t'affirmes.


Et les adversaires que tu as croisés avec les Bleus ?

Pour ma première sélection face à la Céleste, j'avais été impressionné par le duo Luis Suarez - Edinson Cavani. Suarez, décisif puisqu'il avait marqué l'unique but de cette rencontre, n'avait pas été forcément extraordinaire mais il avait en revanche fait preuve d'une telle détermination, d'une telle intensité dans les courses. Et puis quelle anticipation : il cherchait à combiner avec Cavani, sollicitait un "une-deux" et se mettait aussitôt en action. Résultat des courses : si Cavani ne remisait pas et choisissait de frapper au but et que le gardien repoussait sa tentative, il était là pour finir le boulot.


Quel regard portes-tu sur le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps ?

Un immense respect. Partout où il est passé, à Monaco, la Juve, l'OM ou les Bleus, il a réussi à gagner des trophées. Une telle constance au haut niveau, ce ne peut pas être le fruit du hasard. Devant un tel palmarès, on ne peut que s'incliner et lui tirer un grand coup de chapeau. C'est un formidable meneur d'hommes, capable de les fédérer autour d'une cause commune. Les gars jouent pour lui. Le respect est là et il est mutuel. Il me fait penser à Christophe Galtier.


Ton pronostic pour cette finale ?

3-1 pour la France. J'espère que Léo Messi marquera. C'est un joueur unique et que Kylian Mbappé ou Olivier Giroud signeront un doublé afin de finir meilleur buteur de ce Mondial. Cette équipe dégage une force tranquille, ne panique jamais, y compris dans des temps plus faibles. Elle bénéficie d'une grosse assise décisive, du rôle capital que jouent des cadres toujours ponctuels au rendez-vous. Dans l'entre-jeu que j'observe tout particulièrement, Griezmann, un joueur connu pour sa créativité, rayonne de par son inlassable activité défensive. Ce goût à l'effort, il l'a appris du côté de l'Atletico Madrid. Rabiot a pris une autre dimension et Tchouameni a franchi un cap. Franchement, cette équipe est incroyable, efficace et complète de partout. On va gagner !


Crédit photo : FFF.

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