Paroles d'ex Anciens Verts Mercredi 28 Févr. 2024 à 15h24

Jonathan Brison se livre !

L'ancien latéral stéphanois Jonathan Brison s'est livré pour le programme de match officiel, Maillot Vert. Retour sur les souvenirs de l'ex-footballeur, désormais coach sportif. 

Latéral gauche, énorme de détermination, de combativité et de tonicité, Jonathan Brison, en dépit de blessures récurrentes, a laissé un excellent souvenir à l'ASSE avec lequel il a remporté la Coupe de la Ligue, un trophée qu'il avait déjà glané en 2006 avec Nancy. Ayant aujourd'hui tourné la page du football professionnel, il exerce désormais la formation de coach sportif "à domicile ou auprès d'entreprises" à Reims. C'est précisément dans la périphérie de la capitale champenoise que Jonathan a gardé un pied dans le monde du ballon rond. "Je donne un coup de main au FC La Neuvillette-Jamin, un club de R2. Je m'occupe de la préparation athlétique", nous a confié Jonathan Brison, bel exemple de courtoisie, de respect des valeurs, d'implication et d'humilité.


Jonathan, quel fut le joueur le plus talentueux aux côtés duquel tu as évolué à Saint-Étienne ?

J'ai beaucoup apprécié Max-Alain Gradel. Il avait une énorme confiance en lui. Et une grosse force de caractère. Il ne lâchait jamais, était toujours le meilleur lors des séances, faisait en sorte de se rappeler au bon souvenir du staff des Éléphants de la Côte d'Ivoire lorsque des échéances internationales approchaient et auxquelles il entendait prendre part. Sans compter son éternelle bonne humeur. Il a encore été au top récemment avec la Côte d'Ivoire, victorieuse de la CAN et j'en suis très heureux pour lui. Renaud Cohade, également, était vraiment un super joueur.  


L'adversaire le plus fort que tu as croisé ?

Un futur coéquipier, en l'occurrence : Kévin Monnet-Paquet. Ce soir-là, j'occupais le poste de latéral droit, ce qui n'avait déjà rien d'évident. Sur le synthétique de Lorient, j'ai vécu un cauchemar. Il m'a tout fait ! C'était un joueur qui ne trichait pas, qui se mettait minable, excellent sur les "une-deux", sachant parfaitement s'appuyer, solliciter et faire des différences. J'avais vraiment souffert !


Jessy Moulin ? "Une personne en or, un mec adorable"

 

Le joueur le plus rugueux ?

Mustapha Bayal Sall. Il n'avait peur de personne, pas même de Zlatan Ibrahimovic. L'affronter, le défier ne le rebutait pas. C'était une force de la nature.


Le coéquipier le plus extraverti ?

Incontestablement, Jessy Moulin. Une personne en or, un coéquipier fabuleux, toujours d'humeur égale même quand il ne jouait pas. À l'entraînement, il voulait toujours tout gagner. Un mec vraiment adorable, jamais à court de blagues. Il inventait toujours quelque chose, avec Jérémy (Clément) et Lolo (Perrin), on était morts de rire. 


Un attaquant que tu redoutais ?

J'avoue que je n'aimais pas trop croiser la route du Rennais Pitroipa, un fameux dribbleur. Il provoquait beaucoup et il n'était pas aisé de le museler, d'aller au combat. En outre, il était fin et dès que vous le touchiez, il tombait. Vous n'étiez jamais à l'abri de prendre rapidement un jaune. Je ne m'en suis fort heureusement pas trop mal sorti lors de la finale de la Coupe de la Ligue !  


Le coach qui t'a le plus marqué ?

Outre Pabla Correia avec lequel j'entretenais des relations s'apparentant à celles que peuvent avoir un père et un fils, Christophe Galtier est indéniablement l'entraîneur qui m'a le plus influencé. J'appréciais les vrais échanges que nous avions. Lorsque tu n'étais pas retenu, il t'expliquait le pourquoi. Il était juste et transparent. J'ai adoré les quatre années et demi magnifiques que j'ai vécues à Saint-Étienne. J'y ai été très heureux.  


"Le derby remporté 3-0, un souvenir à jamais gravé dans ma mémoire"


Ton meilleur souvenir ?

Il y en a plusieurs. Je pense notamment au derby que nous avons remporté 3-0 après vingt ans de frustration pour le club et les supporters. L'ambiance ce soir-là, je m'en souviendrai toute ma vie. C'était incroyable, tout comme la communion avec le Peuple Vert au Stade de France après notre succès en Coupe de la Ligue (1-0 face à Rennes en 2013). Et que dire de ces moments incroyables, extraordinaires sur la scène continentale. La Coupe d'Europe a une saveur et une odeur particulières. Juste uniques.   


Ta plus cruelle désillusion ?

Notre élimination face aux Danois d'Esbjerg lors d'un barrage en Ligue Europa, l'été 2013. Nous avions perdu à l'aller sur la marque de 4-3 après avoir mené au score à trois reprises. Je me blesse aux adducteurs avant le retour. Une pubalgie qui me tiendra éloigné des terrains, deux mois durant. Et on se fait sortir (0-1). Je pense également à cette fameuse saison 2012-2013. Nous avions un groupe épatant et je pense que nous aurions pu aller au bout en Coupe de France. Hélas, nous avons perdu en quarts à la maison face à Lorient dans le temps additionnel (1-2). On avait peut-être l'opportunité de réaliser un doublé inédit. Cette année-là, nous n'avions pas cédé face au PSG de Carlo Ancelotti, les battant au Parc (1-2), les éliminant en Coupe de la Ligue et les tenant en échec dans le Chaudron (2-2) après avoir été menés 0-2.


"J'aurais aimé connaître une expérience en Allemagne"


Le transfert qui ne s'est pas réalisé ?

J'étais en contact avec Caen lorsque je me suis gravement blessé. Ils n'ont pas pris de risques, avaient des doutes que je puisse revenir. Ce qui était compréhensible. Je n'ai donc pas de regret. Cependant, j'aurais aimé évoluer en Allemagne, un championnat porté sur l'offensive, où l'on va de l'avant, où tout est carré, où les stades sont pleins. J'avais des potes qui jouaient en D4 à Sarrebruck devant 15 000 spectateurs ! Cette adrénaline, j'aurais aimé la connaître. Je ne l'ai connue qu'à une seule reprise, avec Nancy face à Schalke 04 devant 50.000 fans. Nous nous étions inclinés à l'ultime minute (1-0) avant de renverser la vapeur en Lorraine (3-1). 


Une anecdote ?

Un jour avant d'affronter Dijon, nous avions ouvert une bonne bouteille de rouge. Ce qui n'était clairement pas très pro même si, bien évidemment, nous n'avions bu qu'un verre chacun. Christophe (Galtier) l'a su. Il a pété les plombs et il avait raison d'être en colère. Il avait des photos prises dans la salle vidéo. Il nous les a montrées après le match. Nous avions été pris en faute et il nous l'a fait savoir. Heureusement que ce soir-là, nous l'avions emporté !

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