#OMASSE Pros Mardi 15 Septembre 2020 à 16h20

Jessy Moulin : "On forme vraiment une équipe"

Le gardien de but stéphanois n’a toujours pas pris de but cette saison en Ligue 1 Uber Eats. De quoi apporter sérénité et confiance, à lui et à l’ensemble du groupe, avant le choc face à l’OM ce jeudi (21h).

Comment vit-on un début de saison comme le vôtre avec deux victoires en autant de matches ?

Ça met sur de bons rails et ça donne de la sérénité au groupe. Les derniers jours ont été remplis de confiance. Il y avait des incertitudes, c’est normal car on n’avait pas joué en championnat depuis longtemps, mais on ne laissait rien transparaître. La préparation a été bonne mais rien ne remplace la compétition et les moments où il y a des points en jeu. On sent que la mayonnaise est en train de prendre. C’est le début de saison, on ne s’enflamme pas car il y a encore du boulot, mais on peut déjà avoir quelques satisfactions.


Et, de ton côté, tu n’as toujours pas pris le moindre but depuis le début de saison.

C’est génial pour moi et pour l’équipe. Ne pas prendre de but, c’est la garantie d’avoir au minimum un point à la fin du match. L’équipe affiche une belle cohésion, et ça aussi ça donne de la confiance. On s’entraîne tous ensemble depuis juin. On a donc eu le temps d’apprendre à se connaître, construire des automatismes et appréhender les demandes du coach.


Quel est ton rôle au sein du vestiaire ?

J’essaie d’être proche de tout le monde, d’être là si on a besoin de moi, de parler. C’est un rôle tout à fait normal, je ne suis pas investi d’une mission particulière. Les joueurs, même les plus jeunes, sentent et connaissent le football. Il n’y a plus de nouveaux ou d’anciens, on forme vraiment une équipe.


Ta préparation avant les matches a-t-elle changé ?

L’objectif numéro un, désormais, c’est être performant le week-end. La semaine, je me concentre sur la préparation, la confiance dans les séances afin d’être en forme et de tout donner en match. Mais, quand j’étais numéro deux, je travaillais comme si j’allais démarrer. La pression est désormais différente. Il faut savoir l’appréhender et se mettre en condition pour la ressentir la moins possible.


Au vu des matches restants, on a encore beaucoup de choses à faire avant de regarder le classement.


Dans quel état d’esprit abordes-tu le match face à l’OM ?

L’OM va jouer les premières places et ce sera un vrai test, qui plus est à l’extérieur, dans un stade sans beaucoup de spectateurs. Ça va être encore une nouvelle approche pour le groupe. C’est une équipe avec un fort potentiel offensif. Pour moi, ils sont sur la même lancée que leur saison dernière. Le bon moment pour aller au Vélodrome maintenant ? Quand il est plein, c’est un avantage pour eux, comme pour nous quand on joue à Geoffroy-Guichard. L’ambiance sera bizarre. Les deux équipes devront s’adapter.


Accordes-tu de la valeur au fait que l’équipe ait été leader du classement samedi soir ?

Ça reste anecdotique. Au vu des matches restants, on a encore beaucoup de choses à faire avant de regarder le classement. Avec le groupe qu’on a, des gars qui ont faim de ballon et de victoires, on ne se fixe pas là-dessus. On a de l’ambition, bien sûr. Si ce n’était pas le cas, ça ne servirait à rien de jouer au foot. On veut rester soudés pour aller chercher des points et être difficiles à battre.


Face à Lorient (2-0), tu as été à l’origine du premier but en lançant Arnaud Nordin. Ce rôle de premier relanceur est-il nouveau pour toi? Est-ce une consigne du coach ?

J’aime relancer vite. Le coach m’a demandé d’essayer, quand c’est possible, de le faire. Ç’a marché face à Lorient donc ça donne envie de le refaire. En tant que gardien de but, on sait qu’avec les mains on peut trouver des zones plus précises. Il y a toujours une prise de risque, mais le football, c’est aussi cela. Le tout, c’est de bien calculer, éviter la passe impossible qui peut mettre en danger l’équipe.

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