Jean-Luc Ribar: "J'en ai encore des frissons"
Retraité des terrains depuis 1995, Jean-Luc Ribar est aujourd'hui chef d'entreprise à Roanne. Malgré une vie professionnelle bien remplie, l'ancien milieu de terrain garde toujours un œil sur le club qui l'a fait vibrer.
Qu'est-ce qui vous a le plus marqué lors de vos années stéphanoises?
Les derbies étaient toujours des moments particuliers pendant la saison. Une ou deux semaines avant le match, on sentait la ferveur des gens monter… Et puis, quand on se déplaçait à Gerland, il y avait les motards pour nous escorter tout au long du parcours. Pendant le voyage, le silence s'installait dans le car, c'est quelque chose qui vous met forcément dans le match. Je me souviens aussi du bon millier de supporters qui étaient au départ du car pour nous encourager. Ce sont des souvenirs forts, j'en ai encore des frissons quand je vous en parle.
Quel est votre meilleur souvenir en Vert?
Puisqu'on parle de derby, il y a ce doublé que j'ai marqué à Gerland. C'est peut-être anecdotique parce que ce n'était qu'un match de Ligue 2 mais c'était quelques jours avant mes 20 ans. Il y a aussi la montée que j'ai connue avec l'ASSE, c'était l'aboutissement de toute une saison, de toutes les victoires à enjeu. Une sorte d'extase après la tension extrême.
Quelle est votre plus grande fierté sous le maillot de l'ASSE?
C'est d'avoir joué devant la meilleure affluence à Geoffroy-Guichard! C'était un quart de finale de Coupe de France contre Lille en 1984. Aujourd'hui, il y a une ambiance extraordinaire mais à l'époque il y avait 48000 spectateurs, c'était la pleine ferveur et ça faisait du bruit! Les supporters suivaient le match différemment, l'intensité de leurs encouragements étaient calquée sur ce qui se passait sur le terrain. Les supporters vivaient beaucoup plus le match.
Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens coéquipiers?
J'ai toujours plaisir à retrouver Jean-Philippe Primard de temps à autres mais ça reste assez rare. Le football est un monde un peu à part dans lequel on vit des émotions positives ou négatives intenses qui créent des liens très forts. Ç'a été une belle histoire mais j'ai tourné la page et je n'ai jamais ressenti le besoin de m'accrocher.
À quelle fréquence revenez-vous au Chaudron?
Je suis assez occupé par mon activité actuelle alors j'y vais peut-être une à deux fois par an, en famille, pour retremper dans cette fameuse ambiance. J'adore le football en général, je ne regarde pas tous les matches mais je sélectionne les grands événements. Je suis assez éclectique. Qu'il s'agisse de tennis, basket, judo, volley ou de foot, je cherche avant tout à vibrer.
QUE DEVIENS-TU? "J'ai racheté trois entreprises" Dans le dernier "Maillot Vert, le programme", Jean-Luc Ribar revient sur son activité de chef d'entreprise à Roanne. "Après avoir arrêté ma carrière en 1995, je suis revenu à Roanne, dans ma région d'origine et j'ai eu deux vies différentes. Pendant 10 ans, j'ai d'abord été salarié d'un magasin de sports. Je suis passé de simple employé à directeur de magasin avant de devenir chef d'entreprise. J'ai racheté une entreprise de nettoyage puis deux autres structures dans le même secteur. Aujourd'hui, j'emploie douze salariés et ça fonctionne très bien." |
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