Jean-Louis Gasset:

Jean-Louis Gasset: "Rester dans la bagarre"

Pour le périlleux déplacement à Rennes, qui précédera les réceptions de Strasbourg et du PSG, l’entraîneur stéphanois veut que son équipe conforte sa place dans le haut du classement. Un tel objectif passe par un résultat positif chez un concurrent direct pour l’Europe.

Pros Vendredi 08 Février 2019 à 16h02

Comment jugez-vous la préparation de votre déplacement à Rennes compte tenu des conditions climatiques ?
On attend de voir comment ça évolue. On a un synthétique couvert à notre disposition mais il est déconseillé pour certains joueurs. On a trouvé un terrain en bon état en allant à Feurs mercredi après-midi. On remercie les dirigeants du club pour leur accueil. Il y avait du public et notamment beaucoup d’enfants. On leur a donné beaucoup de bonheur et on a pu s’entraîner dans de bonnes conditions.

Youssef Aït Bennasser et Valentin Vada, les deux recrues du mercato hivernal, se sont-elles bien intégrées ?
On a fait deux séances complètes, mercredi et jeudi. On a essayé d’évaluer le physique des deux. Ils ont besoin d’une remise à niveau car ils viennent de clubs dans lesquels ils ne jouaient pas beaucoup. On compte sur leur capacité d’adaptation pour s’intégrer au groupe. D’après ce que j’ai vu cette semaine, il y a encore du travail. Le rythme d’un match, c’est autre chose qu’une séance d’entraînement. Ils ont le bon état d’esprit, l’envie et intègrent un collectif déjà huilé. Ce sont deux milieux de terrain, ils évoluent dans le cœur du jeu. Là, on a fait une greffe. Il n’y a pas d’inquiétude mais une certaine interrogation. On se languit de voir ce que ça va donner.

Sans Yann M’Vila, suspendu, vous devrez trouver une nouvelle animation au milieu de terrain.
C’est le cœur du problème. On n’a encore jamais joué sans Yann M’Vila ni Ole Selnaes. On a joué parfois sans l’un, parfois sans l’autre. Là, il faudra se passer des deux, trouver une bonne solution face à Rennes. Que ce soit Rennes, Strasbourg ou Paris, il n’y a pas de matches faciles. On doit trouver des idées. Faire l’équipe d’un jour. Est-ce que je l’ai en tête ? Je n’en suis pas loin, oui.

Avez-vous besoin de joueurs  polyvalents comme Kévin Monnet-Paquet, capable de jouer à plusieurs postes ?
Kévin est un joueur qui s’installe partout. Il en a les qualités. À Nantes, après l’expulsion de Yann M’Vila, il a fallu inventer quelque chose, passer à quatre derrière. Là où il y a une place vacante, je me dis qu’il peut y jouer. Un peu comme Mathieu Debuchy, qui, lui aussi, a plusieurs cordes à son arc. Il peut jouer deuxième stoppeur, dans le couloir. Il me laisse cette latitude. La réflexion sera certainement sur l’enchaînement des trois matches qui arrive par rapport à l’arrêt qu’il a eu. Comme je l’avais fait avec Gabriel Silva, il y a peu.


On a eu un mois de janvier chargé, et ce pour beaucoup de raisons. On va essayer de débuter une série par un bon résultat à Rennes.


A Rennes, vous devrez également jouer sans Wahbi Khazri, lui aussi suspendu.
C’est notre buteur. Mais, s’il ne peut pas jouer dimanche, c’est de sa faute. Neuf cartons jaunes pour un attaquant, c’est beaucoup trop. Je lui en ai parlé. Il y a parfois des cartons utiles. Mais, quand on est attaquant, c’est souvent quand on rouspète après l’arbitre que l’on est averti. Et ça ne sert pas à grand-chose. On a été assez pénalisés. Malgré cela, on a déjà joué sans lui. À Nice, on avait fait 1-1. Il est important mais -et heureusement- pas indispensable. J’attends de ceux qui joueront qu’ils marquent et nous fassent gagner le match.

Comment analysez-vous l'évolution du Stade Rennais depuis l’arrivée sur le banc de Julien Stéphan ?
J’ai toujours une pensée pour celui qui a été remplacé, en l’occurrence Sabri Lamouchi. La saison dernière, c’était lui le sauveur. Mais, depuis que le nouvel entraîneur est en place, il y a une euphorie. En décembre, les Rennais ont été extraordinaires. Ils ont un joueur exceptionnel, Hatem Ben Arfa, et d’autres joueurs de haut niveau. Ils ont un peu de retard au classement et voudront le combler. Rennes est un concurrent dans la course à l’Europe. Regardez son effectif et son banc de touche. Ils sont en-dessous de Paris et Lyon, mais ils font partie des quatre ou cinq équipes qui peuvent aller titiller la 3e place. Même si Lille a fait un petit trou.

Vous allez dipuster trois matches en une semaine. Est-ce une période charnière pour la fin de championnat ?
Derrière, il restera 13 matches et 39 points en jeu. Même si on réussit notre semaine, il n’y aura rien de fait. Il faut jouer les matches, prendre le plus de points possibles. Rester dans la bagarre. Pour l’instant, on est bien placés. Quand on jouera Strasbourg, personne ne jouera. Avec ces reports et ces matches en retard, tout est un peu faussé. On a eu un mois de janvier chargé, et ce pour beaucoup de raisons. On va essayer de débuter une série par un bon résultat à Rennes.

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