Jean-Louis Gasset :

Jean-Louis Gasset : "Mettre d'autres ingrédients"

Malgré l’égalisation sur le gong de Rémy Cabella, l’entraîneur stéphanois est sorti globalement déçu par la prestation de ses hommes à Amiens (2-2). Il attend une réaction dès dimanche prochain face aux Girondins de Bordeaux.

Pros Samedi 06 Avril 2019 à 23h08

Vous êtes passé pas tous les états ce soir…
Oui. Dans un tel scénario, où l’adversaire se bat bec et ongles et où l’on n’arrive pas à marquer, soit à cause de la barre transversale soit à cause du gardien adverse, généralement on perd. Avoir égalisé à la 95e est un petit rayon de soleil.

Quelle lecture faîtes-vous de ce match nul ?
En première mi-temps, on s’est créé trois ou quatre occasions très nettes. L’adversaire était à dix, on avait le ballon mais on l’a fait circuler trop lentement. Il faudra mettre d’autres ingrédients si on veut atteindre notre objectif, qui est élevé. Ce soir, on a joué contre une équipe qui a lutté, qui nous a montrés ce que c’est que de se battre les uns pour les autres. Nous, on ne l’a pas fait. On a joué un peu en solo, on a été presque arrogants. Il va falloir que l’on réagisse au niveau de l’état d’esprit. J’ai trouvé que l’on a joué trop facile. Eux, ils avaient faim et on aurait dit que ce n’était pas notre cas. Pourtant, ce n’est pas dans nos habitudes.


On va recevoir encore quatre fois, c’est vrai, mais il va falloir que l’on se ressaisisse.

Qu’a-t-il manqué pour l’emporter ?
Si on marque à quinze ou vingt minutes de la fin, sur les nombreux centres où les reprises qui ont touché les poteaux ou le gardien, on peut gagner ce match. Comme on peut le perdre si Rémy Cabella n’égalise pas dans la toute dernière seconde. Les joueurs d’Amiens ont fini avec des crampes. Ils doivent trouver ça sévère de s’être fait rejoindre à la dernière seconde. Nous, on n’a pas lâché et on a terminé le match sur une action de grande classe.


Quels seront les leviers à activer pour les dernières semaines de compétition ?
On a 50 points à 7 journées de la fin. On va recevoir encore quatre fois, c’est vrai, mais il va falloir que l’on se ressaisisse. Car, ce soir, on a été insuffisants. Quand les concurrents font des contre-performances, on se dit toujours que l’on va en profiter mais, en face de nous, il y a des équipes qui défendent leur bifteck.

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