Jean-Louis Gasset: «On retrouve nos deux poumons»

Jean-Louis Gasset: «On retrouve nos deux poumons»

L’entraîneur stéphanois attend avec impatience le retour des kops dans le Chaudron pour la réception de Caen. Un match idéal pour retrouver le goût de la victoire.

Pros Jeudi 20 Septembre 2018 à 15h54

Dans quel état d’esprit abordez-vous le match face à Caen ce samedi ?
On réalise un début de saison moyen au niveau des points comme pas mal d’équipes à part Paris, qui caracole en tête. On n’est pas loin de la quatrième et de la cinquième place mais on est conscients qu’on est encore à la recherche de notre rendement. Cette semaine, on a voulu axer les séances sur le physique car on a eu un coup de moins bien à Paris. En plus, le deuxième but nous a fait mentalement. On a essayé de remédier à ça.

Quelle analyse avez-vous fait de la défaite à Paris ?
On s’est remis en question sur le fait d’avoir perdu 4-0, et ce même si c’était Paris en face et que c’est le tarif. On a toujours l’espoir de les contrarier. On n’en était pas loin, je pense. Il aurait fallu aller au bout des choses dans la finition et ouvrir le score pour les faire douter encore plus. Malheureusement, on n’a pas marqué.

Le match de samedi sera marqué par le retour de la configuration normale de Geoffroy-Guichard et la présence des deux kops.
Pour nous, ce n’est pas un 12e homme, ce sont deux poumons. Donc, samedi, on retrouve nos deux poumons. On a tout intérêt à ce que ce soit le match du déclic. Fin janvier, ça l’avait été. J’espère que l’histoire va se répéter. Si j’ai un message pour les supporters ? On a besoin de vous. Le but de (Wahbi) Khazri contre Guingamp, par exemple, mérite de faire soulever un stade. La célébration, c’était pauvre. On doit avoir une foule qui bouge, une fête car c’est un but exceptionnel. Je ne sais pas s’il y a un rapport, mais notre première mi-temps face à Amiens fut désastreuse, alors qu’on avait été beaucoup mieux dans l’engagement en seconde période. Pour nous, un stade doit être plein. J’espère qu’on va démarrer la série comme ça. Je veux voir des tribunes pleines qui nous transcendent.


Je n’aime pas quand on remet tout en question. Il y a deux mois, on avait la même défense et le même milieu


Combien de points de retard sur votre tableau de marche estimez-vous avoir ?
Deux points de retard. C’est très serré au classement. Bien entendu on a rêvé d’un exploit à Paris, comme tout le monde. On ne va pas le ressasser. Montpellier, Angers, Strasbourg : on a gagné des matches qu’on ne méritait pas de gagner la saison dernière. Dans le football, c’est comme dans la vie : il y a des cycles. Là, il faut trouver le filon pour renverser la réussite, marquer sur un coup de pied arrêté par exemple, car on a de bons tireurs. Ce sera d’ailleurs l’objet de la séance de demain. Quand vous êtes un peu en manque de points, vous repartez sur les fondamentaux.

Craignez-vous particulièrement le calendrier qui vous réserve trois matches en six jours ?
Le match qui m’intéresse, c'est celui de samedi. De cette rencontre, peuvent beaucoup de choses. Enchaîner samedi-mardi-vendredi est très rare, je pense que ce sera la première fois dans ma carrière. Je n’aime pas quand on remet tout en question. Il y a deux mois, on avait la même défense et le même milieu. On a fait une série avec des ingrédients qu’on n’a pas aujourd’hui. Ces joueurs sont capables de remettre le couvert. J’en suis persuadé. On joue un peu en «costard-cravate» mais on n’en est pas capable. Remettons le bleu de chauffe, remettons-nous en mode guerriers.

Allez-vous adapter votre discours à l’aube d’une série aussi intense ?
Tout mon travail consiste à bosser sur les points faibles mais chaque joueur doit faire un peu plus et réaliser les efforts les uns pour les autres. Je n’ai pas le même plaisir à voir mon équipe jouer comme c’était le cas la saison dernière. Malgré tout, on en est seulement à cinq matches joués et on ne compte qu’une seule défaite. On n’est pas alarmistes mais conscients qu’on est encore loin de ce que l’on doit faire.

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