Jean-Louis Gasset:

Jean-Louis Gasset: "Le match le plus important de la semaine"

Même si le Paris Saint-Germain sera en visite dimanche procahin dans le Chaudron, le technicien stéphanois est uniquement focalisé sur la réception de Strasbourg. Pour laquelle l'objectif sera de rebondir et retrouver le goût de la victoire.

Pros Mardi 12 Février 2019 à 15h25

Est-ce que 72 heures sont suffisantes pour digérer un scénario comme celui vécu dimanche dernier à Rennes ?
Ce n’est pas comme ça que je raisonne. On est à la veille d’un match important. Il s’est passé ce qui s’est passé. Maintenant, c’est fini. L’important est de voir comment les joueurs ont récupéré. On ira sur le terrain aujourd’hui (mardi) pour évaluer l’état des troupes, voir qui peut enchaîner un deuxième match de suite tout en sachant qu’un autre rendez-vous nous attend dimanche.

Vos joueurs sont-ils passés à autre chose ?
J’ai vu mes joueurs, même les plus chevronnés, irrités. On en a discuté et, comme on dit, après les nuages vient le soleil. Il faut être fort mentalement et techniquement pour renverser la vapeur. On traverse des turbulences depuis le 20 janvier. Il faut retrouver notre sérénité, moi le premier, puis refaire de Geoffroy-Guichard un endroit dangereux pour les autres et où nous nous sentons bien. Mon expulsion ? Ça m’arrive environ une fois par an. Je n’ai pas l’habitude de m’énerver ou de disjoncter. Mais, malgré l’expérience, ça peut arriver.

Comment jugez-vous la première sortie de Youssef Aït Bennasser sous le maillot Vert ?
Pas mal. On avait une équipe expérimentale au départ, surtout au milieu. C’était la première fois que l’on jouait sans nos deux poumons. L'un est parti, l’autre était suspendu. C’était cohérent en première mi-temps, même si on a manqué d’efficacité. On doit égaliser et peut-être ne pas prendre un but sur un coup de pied arrêté. On avait déjà subi ce genre de choses à Lyon et ça m’est insupportable.


 Si on a 40 points après cette rencontre, je serai très satisfait.

Comment travailler l’aspect défensif sur les phases arrêtées ?
Sur les corners défensifs, on utilise la défense individuelle. Donc, tous les joueurs ont un adversaire à marquer. Il faut anticiper tout ce qui peut se passer, les fausses pistes... Après, c’est une histoire de duels. Il faut en perdre le moins possible. C’est un mélange de concentration et d’agressivité. Il m’est difficile d’accepter d’être mené à Rennes alors qu’on a le jeu en main. Une faute technique au milieu de terrain, un corner et on prend un but. Si on regarde juste le score, on peut penser que Rennes a baladé Saint-Étienne. Ce n’est pas le cas. Pas du tout, même. Dans l’état d’esprit, le comportement, je n’ai pas de problème. Après, c’est l’efficacité. Mais c’est aussi ce qu’il y a de plus difficile à avoir dans le football.

Les positions au classement se sont resserrées. Est-ce un élément qui donne encore plus d’importance au match face à Strasbourg ?
C’est le match le plus important de la semaine. Dimanche, ce sera un match de gala. Contre le PSG, on n’aura rien à perdre. Demain (mercredi), il nous faut retrouver de l’allant, une victoire et notre public, même s’il ne sera pas derrière les buts. L’avantage, c’est que le match contre Strasbourg est le seul qui se déroulera ce mercredi soir. Si on a 40 points après cette rencontre, je serai très satisfait. Malgré tous les vents contraires du moment, après 24 journées, ce serait pas mal.

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