Jean-Louis Gasset :

Jean-Louis Gasset : "J'en appelle à l'union sacrée"

L’entraîneur stéphanois a délivré un message fédérateur et sans équivoque : l’ensemble du club doit être focalisé sur les 13 derniers matches de la saison afin d’obtenir les objectifs collectifs.

Pros Mercredi 20 Février 2019 à 15h27

Avez-vous évacué la frustration consécutive au match face au PSG ?
C’était notre troisième match de la semaine. On avait décidé de bien défendre et de contrer. Au final, on a très bien défendu et mal contré, même si à l’heure de jeu on a une opportunité de Gabriel Silva qui peut être le tournant du match. Après, on le perd sur un but venu d’ailleurs. Quatre passes en une touche de balle et une volée dans la lucarne opposée. On les avait vus jouer le mardi précédent à Manchester. Ils avaient plus ou moins la même équipe. On les a dérangés. Dans le dernier quart d’heure, je fais rentrer des attaquants et l’entraîneur adverse fait rentrer des défenseurs. On a fini avec Beric, Diony, Khazri et Cabella devant. Lui a fait rentrer Kurzawa et Kimpembé. Il voulait garder ce score car il sentait que, sur un rush, ou pouvait égaliser.

Est-ce que le match à Dijon revêt une importante toute particulière après cette défaite ?
Tous les matches sont importants. Je vois beaucoup de professeurs, qui critiquent le système ou les joueurs. Quand on perd, on a tort. Et là, on a tort, puisqu’on a perdu 1-0 contre le PSG. On passe à autre chose. Ce championnat est très serré. De la 10e à la 4e place, c’est pratiquement collé. Il faut repartir de l’avant.

Voyez-vous cette rencontre comme une revanche de celle de Coupe de France perdue à Geoffroy-Guichard il y a peu (3-6) ?
Une revanche ? En décembre, on a gagné 3-0 en championnat. Le match de coupe était venu après ceux de Marseille et Lyon dans la même semaine. J’avais voulu faire tourner. Ça ne faisait pas plaisir, surtout devant notre public. Mais, en coupe, le score est anecdotique. Soit vous passez, soit vous êtes éliminés. On a été éliminés en Coupe de France par Dijon. Voilà tout.

Avec l’arrivée d’Antoine Kombouaré sur le banc du DFCO, trouvez-vous cette équipe changée ?
Ils ont les mêmes joueurs, mais peut-être la fraîcheur d’un entraîneur nouveau, qui apporte de la rigueur. Il veut que les gens mordent le sol. Après, les joueurs restent les mêmes. Pour être honnête, je ne m’occupe pas trop de Dijon. J’ai assez de mal à faire mon équipe et choisir 18 joueurs. On part demain (jeudi) et, franchement, je ne connais pas encore le groupe. Ces trois matches nous ont abîmés. Il y a encore des doutes à lever sur les soldats restants.


Je veux que tout le club reste concentré  sur la fin de championnat


Comment comptez-vous gérer les blessures qui touchent votre effectif ?
Il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en ligne de compte, comme la répétition des matches, notamment ceux remis qui sont programmés à une autre date. Toutes les équipes, je pense, sont dans la même situation. Après, on a l’effectif ou on ne l’a pas. Il faut s’adapter à la situation et faire la meilleure équipe possible pour aller chercher un résultat vendredi. On en a besoin pour rester dans la bonne partie du classement. J’ai toujours compté sur tout le monde. Quand je donne vingt minutes à quelqu’un en match, c’est pour marquer un but. Tous les jours, on remet les pions dans le sac et on choisit. C’est le métier qui veut ça. Les jeunes ? Il ne faut pas non plus les mettre dans de mauvaises situations. Il faut les faire rentrer petit à petit, et quand les choses vont bien. Surtout quand vous avez des objectifs élevés et pas le droit de perdre des points en route.


On a vu beaucoup de sourires à l’entraînement ce mercredi…
Je me suis régalé. Même si le terrain était mauvais, on a fait une très bonne séance, ludique. De quoi donner de la confiance aux attaquants. Quand on marque sur un faux rebond, je souris. Quand, par contre, je perds un joueur car il a marché dans des sables mouvants, ça m’ennuie. Ça fait partie des obstacles qu’on nous propose en ce moment.

Comment y faîtes-vous face ?
Je veux que tout le club reste concentré sur la fin de championnat malgré tous les obstacles qui se mettent en travers de notre route. Concentré et concerné. Il y a beaucoup d’obstacles, de discussions, de blessures. Il y a le VAR, le mercato. Que tout le club reste bien concerné et concentré. Il nous reste 13 matches et 3 mois de compétition. J’en appelle à l’union sacrée. On n’a pas de temps à perdre avec tous ces ragots.

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