Jean-Louis Gasset à coeur ouvert

L’entraîneur fête sa première année à la tête des Verts. Il exprime sa fierté d’appartenir à un club prestigieux qui a marqué l’histoire du football français. Et souligne la valeur symbolique de la lampe de mineur qui trône chez lui, près des trophées qu’il a remportés.

Pros Samedi 22 Décembre 2018 à 15h59

Le jour où…

j’ai décidé de signer à l’ASSE.
Je venais de sauver Montpellier de la relégation mais, psychologiquement, j’étais fatigué. Le football était loin de ma tête. Il n’y avait que Saint-Étienne pour me faire partir de chez moi. Quand vous êtes plus proche de la fin que du début, c’est le genre de défi qui vous fait vibrer. Remettre en selle un club mythique comme ça constituait un énorme challenge. Au départ, quand je suis venu donner un coup de main à Julien (Sablé), c’était compliqué. On n’arrivait pas à gagner. L’équipe était traumatisée. Mais, ce mois avec lui m’a permis de découvrir le groupe et ses besoins.

Le jour où…

j’ai convaincu quatre internationaux de rejoindre l’ASSE.

Pour Yann (M’Vila), Paul-Georges (Ntep), Neven (Subotic) et Mathieu Debuchy, le discours fut le même: je leur ai dit que j’avais besoin d’eux. Que j’avais accepté un challenge et qu’ils devaient m’aider à le relever. Hormis Neven, je les avais connus en équipe de France et ils étaient dans une situation sportive un peu bancale. Ils sont venus pour m’aider. En plus des challenges personnels, ils ont montré beaucoup de valeurs humaines. Au final, Yann est revenu proche du niveau qu’il avait en sélection et Mathieu a été à deux doigts de disputer la Coupe du monde. Je connaissais les joueurs, leur niveau et leurs qualités, mais aussi les hommes. En leur disant que j’avais besoin d’un coup de main, je savais que j’allais les convaincre.


Le jour où… 

j’arrêterai ma carrière
Chez moi, sur mon armoire, à côté des trophées, il y a la lampe de mineur que le club m’a offerte la saison dernière. Cette lampe, elle est belle. Elle représente le travail. Je pense avoir une image de quelqu’un de travailleur. La lampe est l’incarnation des valeurs de cette région et ça me va très bien. Je ne suis pas en costard-cravate, je ne suis pas bling-bling, je n’aime pas trop passer à la télévision. Moi, c’est le travail qui m’intéresse. Le travail et la passion de ce métier. Quand l’histoire avec Saint-Étienne se terminera, j’aimerais dire que j’ai réussi ma mission dans un club que j’aime avec des gens qui valent le coup.


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