Jean Castaneda en trois anecdotes
Membre de l'Épopée des Verts de 76, dont le cinquantenaire sera prochainement célébré, Jean Castaneda est à l'honneur !
Un pur Stéphanois
Fils de Juan Castañeda, Barcelonais de naissance, gardien de but de professionnel, déporté en Autriche puis libéré et exilé à Saint-Étienne en 1945, Jean Castaneda est un Stéphanois, un vrai. Né à Sainté en 1957, Jean, lancé sur les traces de son père en tant que portier, est formé à l’Olympique de Saint-Étienne avant qu’il ne rejoigne l’ASSE à 19 ans. Sous les couleurs vertes, le jeune joueur apprend aux côtés du meilleur : Ivan Curkovic. « Quand il y avait un match à Saint-Étienne, quoi qu’il se passe devant ou derrière, je regardais le comportement d’Ivan Curkovic. Ce qu’il faisait, comme il le faisait et pourquoi il le faisait » confira son acolyte en 85. Un immense bonheur pour un amoureux des Verts, qui finira par prendre le relai de son idole.
Une présence à Glasgow comme un signe du destin
Quelques semaines avant le 12 avril 1976, Jean Castaneda n’a que 19 ans. Encore lycéen, le jeune Stéphanois s’entraînent parfois avec les Verts, les grands, investis dans une épopée qui dépasse les frontières de la Loire. Mais en match, le gardien de but made in Saint-Étienne ne connaît que la troisième division, celle de l’équipe réserve. Autant dire que le faste d’une éventuelle finale de la Coupe des clubs champions européens semble loin… Oui mais voilà, quelques heures avant une demi-finale à Eindhoven, le proviseur de Jean Castaneda vient le chercher dans sa classe. Esad Dugalic, habituel doublure, vient de se blesser. Robert Herbin a besoin de lui tout de suite. Grâce à ce concours de circonstances, Jean Castaneda terminera à Glasgow, un soir de légende.
Un numéro trois, qui deviendra mieux que ça
Gardien de but longtemps dans l’ombre, Jean Castaneda fera sa première apparition dans l’élite en 1979 avant, quelques mois plus tard, de prendre la succession d’Ivan Curkovic. Une mission difficile qu’il assume, étant sacré champion de France 1981 dans la foulée. La suite ne sera pas si idyllique. Gardien de Verts relégués à l’issue de la saison 1983-1984, il fait le choix de rester à l’ASSE malgré un statut d’international acquis en , devenant l’unique survivant d’une génération sacrée. Après 360 matchs et malgré une remontée acquise en 86, il finit par quitter Saint-Étienne pour une unique saison sous les couleurs de Marseille entre 89 et 90.

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