Vert Vintage Anciens Verts Mercredi 03 Juin 2020 à 15h20

François Clerc : "L'engouement autour de nous était immense"

Vainqueur de la Coupe de la Ligue 2013, le défenseur reste marqué par l’unité du groupe stéphanois lors de la campagne victorieuse qui a fait chavirer le Peuple Vert.

Le partenaire le plus talentueux ? 

À Sainté, Pierre-Emerick Aubameyang. Sa vélocité, son explosivité m’ont épaté. Je ne suis pas surpris de le voir réussir à Arsenal.


L’attaquant qui vous a le plus impressionné ? 

J’ai toujours éprouvé des difficultés à museler le Bordelais Maurice-Belay. Il était vif, technique. Un pur gaucher qui m’a embêté et causé pas mal de tracas.


Le joueur le plus fort que vous ayez affronté ? 

Lionel Messi indéniablement. J’ai croisé sa route à deux reprises. Au Camp Nou, sur un grand terrain, alors même que tout le jeu du Barça tournait autour de lui. Compliqué vraiment dans ces conditions d’exister. J’avais le sentiment qu’il était impossible de lui prendre le ballon.


Le joueur le plus méchant ? 

Cyril Rool qui ne rechignait pas à la tâche et le Parisien Thiago Motta. Un grand joueur assurément mais qui était mauvais perdant et parfois vicieux.


Le plus attachant ?

Jonathan Brison, que j’ai côtoyé durant plusieurs saisons à Saint-Étienne. Je partage encore de super moments avec lui. Il est humble, sympa. Je sais pouvoir compter sur lui. Un vrai bon mec, tout simplement.


Nous formions un groupe très uni, compétitif où tout le monde tirait dans le même sens. Une formidable symbiose à tous les étages.


Le plus drôle ? 

Jessy Moulin. Il aime à déconner, plaisanter, chambrer. Il est vraiment marrant. Mais, pour autant, il sait être sérieux sans jamais se prendre précisément au sérieux.


Le coach qui vous a le plus marqué ? 

J’en citerais deux. Gérard Houllier, en premier lieu. C’est lui qui m’a lancé. Et Christophe Galtier à l’ASSE, que j’avais déjà côtoyé à Lyon en qualité d’adjoint d’Alain Perrin. Il est dans l’humain, sent parfaitement les choses. Il a une analyse fine d’un groupe qu’il sait gérer avec justesse, conserver sous pression afin d’en tirer le meilleur.


Le meilleur souvenir ? 

La victoire en Coupe de la Ligue en 2013 (les Verts avaient battu Rennes, 1-0). Gagner des matches n’est pas une chose aisée. Remporter des trophées l’est encore moins. On ne peut pas et on ne doit pas galvauder un titre. L’engouement autour de nous était immense. Nous formions un groupe très uni, compétitif où tout le monde tirait dans le même sens. Une formidable symbiose à tous les étages : des dirigeants au staff en passant par les joueurs. C’était vraiment top !


Le plus grand regret ? 

Les blessures. Je pense notamment à ma rupture des ligaments croisés du genou. Elles m’ont beaucoup handicapé, m’ont freiné dans ma carrière même si, à Saint- Etienne, j’étais revenu à un bon niveau, m’ayant valu d’être pré-convoqué en Equipe de France par Didier Deschamps.


Le transfert qui ne s’est pas réalisé ? 

Manchester City s’est intéressé à moi. Les discussions sont allées assez loin. Mais finalement, cela n’a pas abouti. Ils ont pris Zabaleta. Avec le recul, je nourris à cet égard quelques regrets : une expérience à l’étranger aurait sans doute constitué un plus.


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