Et Jérémie Janot décrocha la toile d'araignée !
Avant le barrage aller d'accession à la Ligue 1 McDonald's, l'épatante machine à remonter le temps nous ramène à l'automne 2006 et une victoire obtenue aux dépens des Aiglons de Frédéric Antonetti (2-1).
Élie Baup avait goûté à nouveau aux soirées enfiévrées du Chaudron, quinze jours auparavant. Frédéric Antonetti lui emboîtera le pas, ce 18 novembre 2006. Un retour des ex en l'occurrence couronné de succès pour des Verts victorieux de Toulouse (3-0) et de Nice (2-1). Si celui acquis face au TFC ne souffrait d'aucune contestation, il en alla différemment face à des Azuréens, certes privées de Cédric Kanté et d'un futur Vert, Matt Moussilou, mais résolus à surfer sur une nouvelle dynamique après une entame piteuse et un seul tout petit point engrangé en six journées.
L'OGC Nice de Cédric Varrault, ragaillardi, dut cependant s'avouer vaincu, défait par une formation stéphanoise, cinquième et se prenant à rêver à des lendemains qui chantent, à une longueur de Lille, deuxième de la classe. Ces trois points portèrent le sceau d'individualités de grand talent ayant raison de la vigilance d'Hugo Lloris en personne. On pense à Frédéric Piquionne et à Magic Feindouno, auteur d'un but sublime, "zidanesque", aux yeux de captain Sablé, offrant aux Stéphanois une marge de manœuvre conséquente. Ce, jusqu'aux arrêts de jeu d'une première période conclue sur un vilain coup du sort : un auto-goal malheureux relançant totalement Pancho Abardonado et ses coéquipiers.
"C'est toujours pareil : le moindre grain de sable nous plonge dans le doute. On perd les pédales, le fil du match qui nous échappe. Il serait grand temps d'accorder nos violons, de jouer ensemble la même partition. Cette équipe est fragile mentalement. Elle doit faire montre d'audace et d'humilité, évoluer simplement quand cela s'impose et tenter l'exploit quand l'occasion se présente", jugeait Robert Herbin, un brin chafouin, dans les colonnes de "La Tribune".
Spiderman vole la vedette à Vahirua
Sous le regard de Lubo Moravcik, le retour des vestiaires vit en effet des Stéphanois empruntés, fébriles, "ramer", manquant singulièrement de détermination et d'idées. Les Niçois poussèrent pour arracher l'égalisation. Ils crurent parvenir à leurs fins dans les tout derniers instants lorsque le Tahitien Marama Vahirua déclencha une frappe semblant devoir se loger dans la lucarne. C'est alors, une fois encore, que Jérémie Janot nous gratifia d'une parade exceptionnelle. Presque irréelle. "Son arrêt, c'est fou!", jugea le Sphinx. Lubo s'enthousiasma également : "Jérémie, on dirait qu'il vole!".
Et c'est ainsi que les Verts, après avoir sué sang et eau après la pause, signèrent un nouveau succès, les autorisant à nourrir de légitimes ambitions. Déçues en l'espèce : l'ASSE bouclant cet exercice 2006-2007 au onzième rang.
Samedi 18 novembre 2006
À Saint-Étienne (Stade Geoffroy-Guichard), AS Saint-Étienne bat OGC Nice : 2-1 (2-1).
Arbitre : Thierry Auriac ; 26 707 spectateurs.
Buts pour Saint-Étienne : Piquionne (19e), Feindouno (27e).
But pour Nice : Landrin (45e, csc).
Avertissements à Saint-Étienne : Dernis (45e), Ilunga (79e).
Avertissement à Nice : Abardonado (81e).
ASSE. Janot - L. Diatta, Hognon, Z. Camara, Ilunga - Feindouno (Heinz, 88e), Landrin, Sablé (cap.), Dernis - Piquionne (B. Gomis, 82e), Ilan (Hautcoeur). Entraîneur : Ivan Hasek.
NICE. H. Lloris - Abardonado (cap.), Yahia, Fanni, Varrault - Balmont, Rool, Échouafni, H. Ederson (S. Camara, 82e) - Bellion, B. Koné (M. Vahirua). Entraîneur : Frédéric Antonetti.
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