Christian Synaeghel, un rouage essentiel
À l'approche du Cinquantenaire de 76, focus sur Christian Synaeghel, homme de base du système des Verts de Robert Herbin, malheureusement privé de finale à Glasgow !
D'apparence frêle, Christian Synaeghel n'avait pas de "ratelle". Il arpentait le terrain avec une énergie folle, Entre appels tranchants et replis défensifs express. Il se démultipliait, n'hésitant jamais à aller au charbon, à donner de sa personne, à privilégier le collectif. Il était l'un des hommes de base de Robert Herbin qui appréciait son profil et n'avait de cesse d'évoquer les vertus du travail et de la préparation athlétique.
La pelouse, son terrain d'expression, d'excellence
Discret, l'homme du Nord, à l'évidence, n'était pas un grand communicant, rechignant à prendre la parole, à hausser le ton. C'étaient sa nature, son tempérament. Qu'importe, la pelouse était son terrain d'expression. Il y donnait sa pleine mesure, faisait valoir son gros volume de jeu, pouvant enchaîner les efforts sans sourciller, pouvant se montrer décisif à l'instar de son but inscrit de la tête en finale de la Coupe de France 1974 face à Monaco (2-1) ou d'obtenir des penalties par ses projections vers l'avant.
Hélas, victime de l'agressivité d'une formation nîmoise remontée, il fut privé de la finale face au Bayern. "Il s'agissait d'un de nos deux matchs en retard en championnat. Nous étions leaders mais il était hors de question pour autant de se ménager à huit jours d'une telle échéance (les Verts s'imposèrent sur la marque de cinq buts à deux, ndlr). Nous avions déjà perdu Gérard (Farison) sur blessure. Alors que je filais balle au pied, le Brésilien Luizinho m'a attrapé le pied d'appui. Nous ne pouvions plus procéder à de remplacement. J'ai laissé mes coéquipiers à 10", se souvient Christian, composant un milieu de talent et d'une rare complémentarité avec Jean-Michel Larqué, "un patron qui, plus d'une fois, nous a enlevé une sacrée épine du pied" et Dominique Bathenay, "la force tranquille, solide, calme, rassurant, doté d'une grosse frappe."
Un rêve brisé face au Nîmes Olympique
Souffrant d'une entorse de la cheville, le Chti dut renoncer, la mort dans l'âme. La douleur était trop vive. "Je ne pouvais pas courir, encore moins frapper. J'ai été contraint de déclarer forfait. Le club a tout tenté pour me remettre sur pied rapidement, faisant même appel à un guérisseur. En vain hélas car ce match aurait bien évidemment constitué l'aboutissement, le sommet de ma carrière. Les Gardois avaient été rudes, fait montre de beaucoup d'engagement mais je crois qu'ils avaient été plus maladroits que méchants", nous avait confié, tout en retenue, Christian Synaeghel dont le fils, Yann a également défendu les couleurs de l'AS Saint-Étienne.
Le rêve de disputer une finale européenne était passé. Une cruelle désillusion, une terrible injustice pour ce combattant de tous les instants.

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