#ASSEFCGB Pros Dimanche 08 Mars 2020 à 12h20

Charlotte Gauvin, cap'tain flamme !

À l'occasion du 8 mars, Maillot Vert vous dresse le portrait de femmes de valeurs qui, chacune dans leur domaine, participe au rayonnement de leur condition. Charlotte Gauvin, capitaine de l'équipe féminine et membre historique de la section féminine du club, est l'une d'elles.

Elle a tout connu du football féminin à Sainté. Ses heurs et malheurs. Les sourires et les bonheurs. Un Challenge de France glané de haute lutte et la cruelle désillusion d’une relégation. Ces hauts et ces bas qui collent aux crampons de la pratique sportive. Quinze années au RC Saint-Étienne puis à l’ASSE à vivre son amour du ballon rond. Sans réserve. Pleinement. Une passion à laquelle son environnement familial n’est pas étranger. «J’ai débuté à l’âge de 7 ans au FC Montbrison, un club aux destinées duquel mon grand-père, Paul, et mon père, Xavier ont présidé. J’étais la seule fille de l’équipe. Un élément comme un autre qui se battait pour avoir sa place.» Ferdinand, son frère, a également taquiné le cuir. C’est dire si sa voie était toute tracée. Elle l’a suivie avec un bel appétit. «Mes parents m’ont toujours soutenue, encouragée, ont consenti des sacrifices. J’ai également pratiqué la natation mais, à 10 ans, il m’a fallu faire un choix. Tout naturellement, il s’est porté sur le football.» Sans l’ombre d’une hésitation.

Un détour par Lézigneux puis le grand saut. Du côté du RC Saint-Étienne en 2005. «L’équipe fanion venait d’accéder à la D3.» Quatre ans plus tard, elle revêtira la fameuse tunique verte à laquelle elle est demeurée fidèle. Elle y a découvert un autre monde, l’élite et ses exigences, une culture tactique et des séances quotidiennes. Après le boulot, l’entraînement est un passage obligé qu’elle ne saurait zapper sous aucun prétexte. «On nous place dans les meilleures conditions. Le staff technique est étoffé, le staff médical aux petits soins. Nos matches sont filmés, analysés, décortiqués à la vidéo. Nous disposons d’outils qui nous permettent de progresser, de gommer les points faibles que nous avons identifiés», rappelle Charlotte. 


Nous devons vaincre les scepticismes, mais les mentalités évoluent


«Lorsque l’on est une femme, on se doit de prouver deux fois plus. Vous devez en avoir conscience, l’assumer et le gérer. Nous devons vaincre les scepticismes. Mais les mentalités évoluent. Croyez-moi, nous y veillons !», confie cette «adepte des petits pas. Ceux qui serviront demain aux générations futures.» Un discours légitime tenu par une jeune femme qui ne prétend pas s’ériger en porte-drapeau de la cause mais s’attache en revanche, au quotidien, à aller de l’avant. Pour elle et toutes les autres. Pour que le regard change et que les débutantes, entre autres, ne soient pas réduites au rôle de porteuses de ballons ou de piquets.

Charlotte, la zen attitude en bandoulière, est dans l’empathie, le dialogue. «Au feeling. Lorsque j’en pressens le besoin, je m’adresse à une coéquipière. Car nous ne sommes rien sans chacune d’entre-nous», précise la Stéphanoise qui opère sur le flanc droit de la défense. «J’aime le défi physique. Je suis défenseure dans l’âme», ne négligeant pas toutefois de «combiner avec mon binôme.» Pour l’heure avec bonheur. «Nous sommes au coude à coude avec Le Havre en D2. Il nous faudra cravacher, tous les dimanches, pour décrocher notre ticket pour la D1.» Mais les Vertes ont le potentiel pour atteindre leur objectif et veulent y croire. Cela pourrait donner lieu à un nouvel et mérité tour d’honneur dans le Chaudron. «Lorsque nous avions gagné la Coupe, le club nous avait invitées lors du match face au PSG. C’était trop cool !» Flamme, quand tu nous tiens !

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