Alain Merchadier en trois anecdotes
Membre de l'Épopée des Verts de 76, dont le cinquantenaire sera prochainement célébré, Alain Merchadier est à l'honneur !
Coupes à cœur
Triple Champion de France en 1974, 1975 et 1976, Alain Merchadier, "le plus "Stéphanois des Toulousains", né le 13 mars 1953 dans la ville rose, a marqué les esprits et deux buts importantissimes lors des finales de Coupe France 1974 et 1977, respectivement face à Monaco et Reims. Avec la complicité de Gérard Farison, un serviteur exemplaire de l'ASSE, "un soldat avec lequel tu pouvais gagner la guerre", rappelle "le grand", solide défenseur, dur sur l'homme, ambianceur dans un groupe, dans un vestiaire dont il était le boute-en-train. Jamais avare d'un bon mot, d'une plaisanterie, il n'engendrait pas la mélancolie et s'attachait en toutes circonstances à distiller un discours positif en dépit des nombreuses blessures dont il avait été victime mais dont il s'est toujours relevé. S'il n'a disputé qu'une dizaine de minutes face à Copenhague (3-1) lors de l'épopée de 1976, il n'en demeure pas moins un acteur important. Fort de cinq capes avec les Bleus, Alain Merchadier défendit avec hargne la tunique verte, neuf saisons durant, jusqu'en 1978 et son départ pour Nancy.
Une génération exceptionnelle
Alain Merchadier, repéré par Pierre Garonnaire, tout comme ses jeunes coéquipiers, Christian Lopez, Patrick Revelli, Jacques Santini, Christian Sarramagna et Christian Synaeghel, garde un souvenir ému de son premier trophée en Vert. "Mon plus beau souvenir ? La victoire en 1970 en Coupe Gambardella avec tous mes potes (3-3, 5 tirs au but à 4 face à l'OL de Raymond Domenech et Bernard Lacombe, ndlr). C'était le début de notre carrière et d'une fabuleuse aventure humaine qui, cinquante ans plus tard, perdure. Cela a créé des liens pour la vie. Nous avons partagé des moments forts et avons su garder cet état d'esprit, cette solidarité, cette notion d'équipe qui étaient notre marque de fabrique. Gagner la "Gambard" et, six ans plus tard, disputer la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions, c'est tout bonnement incroyable. D'ailleurs, cela ne s'est jamais reproduit", note avec justesse Alain Merchadier, aujourd'hui revenu sur ses terres natales de Haute-Garonne - il fut nommé directeur sportif du TFC en 1990 - après avoir notamment travaillé pour Lille et Nantes.
"Le gérant"
Le surnom que lui avaient donné ses colocataires, Christian Lopez, Jacques Santini et Christian Sarramagna. Il est vrai qu'Alain Merchadier, lancé dans le grand bain à Angoulême à l'âge de 18 ans par Albert Batteux puis conforté par Robert Herbin, était doté d'une forte personnalité. Il gérait tout ce joli monde d'une main de fer, avec rigueur et responsabilité, à l'instar de ses prestations solides d'arrière latéral droit sur le rectangle vert. Les courses, le ménage, rien ne lui échappait. "C'était le majordome de la famille !", se souvient Christian Sarramagna.
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