Rebond fatal pour les Picards
L'épatante machine à remonter le temps nous ramène à l'automne 2003 et au réveil en fanfare d'une équipe stéphanoise au diapason et enfin dans le bon rythme aux dépens d'Amiénois sèchement défaits (4-1).
C'est à la fin du bal qu'on paie les musiciens. Rarement dans le bon tempo, les Verts auront tardé à entrer dans la danse en cet exercice 2002-2003 pollué par de trop nombreuses fausses notes. Dix-septièmes et sous la menace d'une sortie de piste, Frédéric Antonetti et son groupe avaient cependant, lors d'une soirée de gala, poussé l'OM dans ses retranchements à l'occasion d'un quart de finale de la Coupe de la Ligue (0-2). "La parenthèse est refermée. Il nous faut redescendre sur terre, assurer la survie du club, se battre comme des chiens", estimait le technicien corse. Patrice Carteron avait abondé et planté le décor : "On joue notre peau. Avant d'être éliminés par Marseille, nous avions tout de même sorti Toulouse, Le Mans et Le Havre. Le potentiel est là. A nous de le démontrer sur le terrain".
Promesse tenue en dépit des absences de Mickaël Citony, Fabrice Jau et Lawrence Quaye, pas qualifiés, de Patrick Guillou, écarté et de Vincent Hognon, "le boss", victime d'un claquage à la cuisse. D'emblée, les Ligériens purent en effet compter sur un Jérémie Janot décisif et un Stéphane Hernandez investi avant qu'Alex, revenu à de meilleurs sentiments, n'ouvre le score d'un de ses entrechats, en version samba, dont il avait le secret. "Il avait à cœur de démontrer qu'il n'était pas fini. Il a eu un comportement de bon élève!", se félicitera Antonetti, soulagé au terme d'un sixième match consécutif sans défaite.
La "mine" de "Cartoche"
Dès lors, libérés, les Stéphanois appuyèrent là où ça fait mal. Les coups de pied arrêtés en l'occurrence, l'ASSE trouvant l'ouverture à trois reprises sur un penalty et deux coups-francs : Patrice Carteron se taillant la part du lion en signant un doublé, allumant notamment un pétard d'une trentaine de mètres ayant raison de la vigilance de Cyrille Merville. La réduction du score par l'intermédiaire de Jean-François Rivière releva de l'anecdotique. L'essentiel était bien évidemment ailleurs avec ces trois points acquis avec la manière. "Je sens un frémissement. Nous sommes plus solides, plus efficaces. Confirmons ce regain face à Beauvais", appela de ses voeux Frédéric Antonetti. Vœux exaucés face à des Picards, décidément!, dont le réalisme des Verts, en ce mois de mars, s'avérera fatal à la faveur d'une réalisation de Lilian Compan chassant les doutes qui l'assaillaient (1-0).
Vendredi 14 mars 2003
À Saint-Étienne (Stade Geoffroy-Guichard), AS Saint-Étienne bat Amiens SC : 4-1 (2-0).
Arbitre : Claude Medam; 11 029 spectateurs.
Buts pour Saint-Étienne : Carteron (33e, 53e, sp), Alex (29e), Lebrun (47e, csc).
But pour Amiens : J.-F. Rivière (61e).
Avertissement à Saint-Étienne : Olesen (68e).
Avertissements à Amiens : Lebrun (2e), Satorra (53e).
ASSE. Janot - Carteron, Oliveira, Hernandez, Olesen - A. Garcia (Razak, 79e), Sablé (cap.), Hellebuyck - Alex (F. Diawara, 87e), Compan, Dogbé (Chavériat, 66e). Entraîneur : Frédéric Antonetti.
AMIENS. Merville - Abalo, Satorra, Magnier (Bengelloun, 46e), Stephanopoli (Ben Khalfallah, 83e) - Lebrun, Abriel (cap.), Duchemin, Debève - H. Diallo, J.-F. Rivière. Entraîneur : Denis Troch.
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