Yann M’Vila : «Être un leader sur le terrain»

Présenté officiellement à la presse aujourd'huiA, Yann M’Vila a évoqué le rôle déterminant de Jean-Louis Gasset dans son arrivée dans le Forez. Le milieu de terrain est déterminé à devenir un leader technique de son équipe pour faire remonter l’AS Saint-Etienne au classement.
Pros Mardi 16 Janvier 2018 à 14h49
Pourquoi avez-vous choisi l’AS Saint-Etienne ?
Jean-Louis Gasset m’a proposé un très bon challenge et je suis venu directement. Je n’ai pas hésité une seule seconde. J’ai travaillé deux ans avec lui et je n’en garde que des bons souvenirs. Alors je me suis dit pourquoi pas ? C’est un excellent coach qui dit ce qu’il ce qu’il pense à ses joueurs sans passer par quatre chemins ou par des intermédiaires.
 
Que vous a inspiré la situation de l’ASSE avant la trêve ?
Ça ne m’a pas fait peur du tout. J’ai vécu bien pire à Sunderland. Moi, plus c’est chaud, plus j’aime !
 
Après le Rubin Kazan, revenir en France était-il une priorité pour vous ?
Non, pas spécialement. Le Rubin Kazan a eu des problèmes financiers, ils ont dû faire un peu de ménage dans leur effectif. Moi, sportivement, je m’y sentais bien. Revenir en Europe me fait plaisir, ma femme est heureuse de pouvoir revenir en France.
 
L’équipe de France fait-elle partie de vos objectifs ?
L’objectif que je me suis fixé c’est de jouer et de faire de bons matches pour réaliser une bonne deuxième partie de saison avec l’AS Saint-Etienne car l’équipe n’est pas à sa place. Personnellement, je n’ai jamais fait une croix sur l’équipe de France, ça a toujours été dans un coin de ma tête. Aujourd’hui, j’ai un coach qui peut m’emmener très haut mais c’est à moi de mettre tous les ingrédients pour.
 
Parlez-nous de vos premiers pas à Saint-Etienne. Comment avez-vous été accueilli par vos coéquipiers ?
J’ai été très bien accueilli. En plus des anciens coéquipiers que j’ai connu à Rennes, j’ai découvert de très bons gars. On sent vraiment une cohésion dans le vestiaire, un esprit de famille.

Comment avez-vous vécu la rencontre face à Toulouse ?
Dimanche dernier, Saint-Etienne a pris trois points, je suis content pour le club. L’ambiance a été très bonne et ça a beaucoup aidé l’équipe. Les footballeurs ne peuvent pas aller très loin sans supporters.
 
Que répondez-vous à ceux qui s’interrogent sur votre retour en France ?
Je comprends que mon arrivée interpelle mais je n’ai rien à répondre ou plutôt je répondrai sur le terrain. Si je fais de bons matches, l’opinion changera. Personnellement, je n’ai aucun doute sur moi. Le jour où j’en aurai, j’arrêterai.
 
Quels enseignements tirez-vous de votre parcours ?
En Italie, j’ai beaucoup appris tactiquement. A Sunderland ou en Russie, j’ai appris le combat. Il fallait courir le plus possible et aller au duel. C’est quelque chose qui manquait à mon jeu. Avant, je ne jouais que quand j’avais le ballon. Je sais que ma carrière a connu des hauts et des bas mais c’est la vie. Je ne peux m’en  prendre qu’à moi-même si je n’ai pas connu mieux. Aujourd’hui, je ne suis plus le même homme qu’avant. J’ai 27 ans, j’ai mûri. Je suis marié, j’ai quatre enfants et j’ai pris de l’expérience à l’étranger. Maintenant j’ai la chance de me rattraper. C’est à moi de bien bosser de montrer que je me suis trompé. J’ai quitté la France par la petite porte, à moi de faire ce qu’il faut pour sortir par la grande si l’occasion se représente.
 
Pensez-vous pouvoir endosser un rôle de leader à Saint-Etienne ?
J’ai souvent joué ce rôle par le passé. C’était le cas à Rennes mais aussi à Sunderland ou en Russie alors que je ne parlais pas la langue. Ici, il y a déjà des leaders dans le vestiaire. Mon objectif n’est pas de prendre de leur place. Ce qui m’intéresse c’est d’être un leader sur le terrain. 

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