Jean-Louis Gasset: «Ne pas oublier où on était il y a peu...»

Alors que son équipe vient de remporter 10 points sur 12 possibles, l'entraîneur des Verts insiste sur l'humilité dont il faut faire preuve dans le derby (dimanche à 17h) face à un adversaire taillé pour la Ligue des champions et qui vient de se qualifier pour les 8e de finale de l'UEFA Europa League.
Pros Vendredi 23 Février 2018 à 16h02
Dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette semaine de derby avec votre groupe ?
J’ai demandé aux joueurs d’être humbles et de s’exprimer le moins possible parce qu’on avait un match à préparer. Ce n’est pas la peine de parler de ce qui s’est passé au match aller. Avant, ça ne compte pas pour moi. On a fait le choix de recruter des joueurs expérimentés qui ont l’habitude de jouer ces grands matches pour redonner confiance aux autres. Dimanche, à 17h, on saura si ça va beaucoup mieux. C'est la questtion que je me pose.
 
Pourquoi prônez-vous l'humilité ?
Aujourd’hui, j’ai l’impression que les gens ont oublié où on était il y a peu. Ils ne pensent plus qu’à dimanche. Le derby rend amnésique: personne ne me parle des points qu’on a pris en février. On a obtenu 10 points sur 12 pssobles avec deux déplacements et un match contre l'OM. Il ne faut pas oublier que Debuchy n’est là que depuis deux semaines ou que ça ne fait qu’un mois que Subotic est avec nous. Depuis qu’on a constitué notre équipe, le 1er février, on est un peu plus en confiance mais il faut avoir en tête qu’on va se mesurer à une équipe qui vise la Ligue des champions et vent de se qualifier pour les 8e de finale de l'Europa League.
 
Comment analysez-vous le parcours récent de l'OL ?
Dans tous les clubs, il y a des cycles et je trouve que Lyon a bien géré ses trois mauvais résultats d’affilée. J'ai connu des clubs où il y aurait eu le feu. Dans leur cas, il faut se motiver tous les trois jours mais ils sont programmés pour jouer des rencontres de haut niveau et hier, ils ont réussi leur match.
 
Quelles sont les chances de l’ASSE dans ce derby ?
Dans les matches qu’il nous reste à jouer, il y a Lyon, Paris et Monaco. Ce n’est pas contre eux que je m’attends à prendre des points mais le point qu’on a pris contre Marseille montre que c’est possible. Dimanche, on va le jouer ce derby mais quoi qu’il arrive, il ne conditionnera pas le reste de la saison. Même en cas de victoire, rien ne sera fait.
 
Pourquoi ?
Je connais un peu le football et je sais que c’est fragile. La dynamique est bonne pour le moment. Nous essayons de la maintenir, comme le niveau de jeu et l’état d’esprit. A Angers on a gagné avec d’autres valeurs qu’à Amiens où on avait mis la manière. Ce sont toujours des petits détails qui font la différence et la chance n’arrive pas comme ça. On la provoque par le travail et par le discours. On essaie d’arriver à faire oublier le traumatisme aux joueurs car rien ne nous empêche de penser qu’on ne fera pas un exploit dimanche après-midi.
 
Une équipe type se dessine-t-elle dans votre esprit ?
Actuellement, tout le monde peut jouer. J’aurai du mal à composer un groupe de 18 joueurs et un 11 de départ. Il n’y a pas d’équipe type. J’ai cinq ou six joueurs offensifs je peux faire tourner comme je peux jouer avec trois joueurs dans l’axe de la défense. J’ai des joueurs polyvalents. Souvent, les joueurs qui entrent en jeu nous font gagner. Ça prouve qu’ils ont compris mon message et que le groupe vit bien. Ils savent qu’il y a un plan A mais qu’au bout d’une heure, on peut passer au plan B.
 
Que vous inspire l’interdiction de déplacement frappant les supporters stéphanois qui ne pourront donc pas encourager leur équipe au Groupama Stadium ?
Pour moi, le football c’est la fête. A Angers, on s’est régalés d’aller saluer nos 600 supporters qui ont chanté tout le match. Dimanche, j’aurais préféré que nos supporters soient là mais si c’est pour qu’il y ait de la violence, je ne suis pas d’accord.

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