Jeudi midi, avant la pause-déjeuner avec son staff et ses joueurs, Christophe Galtier a accepté de se confier. Sur la terrasse de l’Hôtel Le Roma qu’il a fréquenté une bonne dizaine de fois en tant que joueur puis entraîneur, il expose sa philosophie et ses vérités. Comme à la maison !
La préparation d’avant-saison
Christophe Galtier : «Je touche du bois mais jusqu’à présent, nous avons eu la chance, par rapport à la saison dernière, de ne pas subir de gros pépins physiques, excepté l’incident musculaire de Boubacar Sanogo. C’est un paramètre favorable dans une préparation d’avant-saison. Les deux dernières recrues –Ebondo et Bocanegra - nous ont rejoint, certes tardivement, mais ces deux joueurs n’ont pas de retard athlétique. Ils ont, en revanche, besoin de travailler sur un plan tactique et technique avec le groupe. Enfin, le groupe vit bien ensemble, le staff avec le groupe également.»
Le recrutement
Christophe Galtier : « Le groupe est désormais constitué à 95%. C’est un atout d’avoir son effectif quasi-définitif pour le départ du championnat. L’ossature est là. Cela permet de travailler et mettre en place différents schémas de jeu. Cela donne le temps également d’inculquer une philosophie.»
Yohan Benalouane & Blaise Matuidi
Christophe Galtier : «Yohan Benalouane a émis le souhait de partir. En attendant des propositions concrètes, il garde un bon état d’esprit et démontre l’envie de gagner sa place s’il devait rester. C’est le même cas de figure pour Blaise Matuidi qui bénéficie d’un bon de sortie. Lui-aussi est également dans de bonnes dispositions à l’entraînement.»
Le replacement de Loic Perrin
Christophe Galtier : «Nous avions eu cette discussion dès la reprise. Loïc a été formé au poste de milieu de terrain. A mes yeux, c’est à ce poste qu'il peut apporter le plus à l’équipe. Il a toutes les qualités requises.»
Les recrues
Christophe Galtier : «Les saisons dernières, le constat avait été fait que le groupe avait de la qualité mais manquait d’expérience et de leaders. Je souhaite que les trentenaires prennent les choses en main, au quotidien, dans la vie du groupe, dans le vestiaire et sur le terrain. Quand on a des joueurs d’expérience dans l’effectif, on est plus aptes à affronter des situations difficiles. Ils sont également plus aptes à encadrer nos jeunes, les faire évoluer au niveau de l’état d’esprit et leur faire comprendre les devoirs d’un joueur professionnel.»
Les quatre jeunes Néry, Ghoulam, Saadi, Cros
Christophe Galtier : «Ils effectuent la préparation avec le groupe pro. Ils ont les qualités de la jeunesse, son insouciance. Ils ont du potentiel athlétique. Ils sont à l’écoute et très respectueux. A eux de saisir leurs chances. Ils l’auront s’ils le méritent. Je compte sur eux. Ils doivent encore beaucoup progresser. Ils emmagasinent de l’expérience lors des matches amicaux. La compétition sera encore un niveau supérieur. Ils continueront de s’entraîner avec le groupe pro. Je ne vais pas me priver de la jeunesse.»
La concurrence
Christophe Galtier : «Ce seront les performances qui feront que les meilleurs joueurs. Ce n’est pas parce qu’on est trentenaire qu’on sera titulaire. Les jeunes sont là pour titiller les titulaires.»
Les leçons de l’échec d’image de l’équipe de France
Christophe Galtier : «Honnêtement, je n’ai pas attendu ce qui s’est passé en équipe de France. Depuis un certain temps, une dérive s’était installée. Nous pratiquons un sport collectif. Il ne faut pas s’isoler. Je veux que les joueurs échangent et communiquent. Il y a aussi l’image que l’on donne au public. Nous sommes des hommes publics. Il doit y avoir une proximité avec le public. Pendant toute cette préparation, j’ai voulu que les joueurs soient disponibles pour le public. Je n’ai pas eu besoin d’insister. C’est la moindre des choses.»
Le rôle d’entraineur numéro 1
Christophe Galtier : «Je serai jugé sur les résultats. Je dispose, cette fois, d’un effectif que j’ai composé en tenant compte du cahier des charges économique imposés par la direction. Je l’ai accepté. Par rapport à janvier dernier, la situation est différente. J’ai bénéficié de six semaines de préparation pour fédérer le groupe et le faire adhérer à des schémas de jeu et des principes. Je n’ai pas de plan de carrière. L’humilité, c’est le plus important pour un entraîneur.»
Le coup d’envoi du championnat
Christophe Galtier : «Je n’arrive pas encore à évaluer le groupe par rapport aux concurrents du championnat. Les matches de préparation face à des adversaires de Ligue 1 restent des matches amicaux. Il y a encore des réglages et certaines incertitudes par rapport à des associations. Je ne suis pas inquiet. J’ai un effectif de qualité. On est dans de bonnes conditions pour démarrer le championnat. L’objectif est d’obtenir un bon maintien. Pour cela, nous prendre un bon départ en terme de résultats et de contenus.»