Afin de vous présenter en détail le futur adversaire européen de l’ASSE, la rédaction
www.asse.fr s’est mis en chasse d’informations et de renseignements. Correspondant en Israël depuis dix ans, Alain Eskenazi nous apporte son éclairage. Enrichissant !
L’Hapoel dans le football israélien
L’Hapoel est le deuxième club de la grande ville de Tel-Aviv, derrière le Maccabi, beaucoup plus populaire. Au cours de la dernière décennie dominée par le Maccabi Haifa et le Betar Jérusalem, l’Hapoel a pourtant réussi à tirer son épingle du jeu avec un doublé en 2000 et ses victoires en Coupe d’Israël en 2006 et 2007.
Depuis environ cinq ans, les investisseurs étrangers se pressent autour des clubs israéliens, avec notamment, le célèbre Arcady Gaydamak qui a racheté le Betar de Jérusalem et tente de recruter des joueurs et entraineurs de renom. On se souvient du passage de Luis Fernandez, il y a deux ans. Plus récemment, c’est le Maccabi Netanya qui a attiré des investisseurs étrangers. C’est l’allemand Daniel Jammer qui a pris le contrôle du club et enrôlé Lothar Mattaüs en tant qu’entraîneur.
Un vrai club de Coupe
L’Hapoel Tel-Aviv a connu son heure de gloire en 2000 en remportant le doublé championnat – Coupe d’Israël puis, en brillant, l’année suivante en atteignant les quarts de finale de la coupe UEFA après avoir éliminé Chelsea, Moscou et Parme, ne s’inclinant que face au Milan AC, de justesse. On se souvient aussi de sa surprenante victoire, en 2006, au Parc des Princes face au PSG (2-4) avant d’atteindre, de nouveau, les quarts de l’UEFA. L’Hapoel est donc un club vrai club de Coupe, qui trouve une nouvelle énergie dans ses matches européens.
Série en cours
Depuis le début de saison, l’Hapoel Tel Aviv reste sur une série positive de 9 rencontres officielles sans la moindre défaite (cinq succès et quatre nuls : championnat, coupes nationales et européennes compris). Le championnat a débuté depuis deux journées et il est encore tôt pour juger. Samedi dernier, l’Hapoel a tenu en échec le «grand» Maccabi Haifa (0-0).
L’effectif
L’équipe est composée de peu de «stars» israéliennes, mis à part la présence du vétéran Walid Badir (34 ans), valeur sûre de l’équipe nationale (il avait notamment égalisé face à la France lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2006). Plusieurs joueurs étrangers ont rejoint le groupe : le dangereux bulgare Talkiysky, le Brésilien Silva ou le jeune attaquant Ghanéen Yeboah, à surveiller de près. Enfin, l’effectif est complété par plusieurs jeunes talents qui brillent en sélection Espoirs.
Le stade Bloomfield
D’une contenance de 16000 places, ce stade assez compact génère une grosse ambiance avec des supporters réputés assez chauds. Chelsea et Parme y avaient beaucoup souffert il y a quelques années.
La presse israélienne
Ces derniers jours, les performances de la sélection nationale lors des éliminatoires de la Coupe 2010 (nul face à la Suisse et victoire face à la Moldavie) ont monopolisé les attentions. De l’avis général, les journalistes locaux ne se font guère d’illusions sur les chances des clubs israéliens en Europe, surtout après la piteuse élimination du Betar Jérusalem lors du tour préliminaire de la Ligue des Champions, battu 5-0 par les Polonais de Krakow. Mais attention, le football israélien aime jouer les français contre qui ils ont souvent surpris.